lundi 21 septembre 2026

L'envol

 


 ♥Serge ♥

L’envol

Il y a en moi un désir d’envol chaque fois que je pense à toi, mon amour, comme si mon cœur, trop longtemps retenu dans le silence, cherchait soudain à déployer ses ailes pour aller jusqu’à toi. J’aimerais quitter un instant la terre de mes inquiétudes, m’élever au-dessus des jours qui nous séparent et suivre dans le ciel cette invisible route qui pourrait me conduire vers ton regard. Peut-être que l’amour ressemble à cela : une force mystérieuse qui nous arrache doucement à nous-mêmes et nous pousse vers celui que notre âme a choisi. Alors je m’envolerais vers toi sans bruit, portée par le souffle de mes pensées, avec pour seul bagage tout ce que je n’ai jamais su te dire. Je déposerais près de toi ma timidité, mes espérances, mes chagrins et cette immense tendresse qui grandit en moi chaque fois que ton souvenir revient.

Tu es dans le ciel de mes pensées, dans les vallées automnales où l’été qui s'attarde, redemande encore au soleil de se bercer sur la mer, il n’a pas oublié tes regards qui se perdent dans les rêves. Et moi, je les cherche, je voudrais m’endormir dans ta main, écoutez ton souffle quand la nuit descend jusqu’à l’aube. Boire au calice de tes baisers. Je voudrais fleurir comme la plus jolie des fleurs qui porterait mon nom. Mon amour, ton absence brûle toujours, c'est une douleur comme une engelure durant l'hiver. J'ai besoin de la chaleur de ton corps pour survivre.  

Et si le vent venait à disperser mes mots, je voudrais croire qu’il saurait tout de même en préserver quelques-uns pour les déposer auprès de toi. Je volerais longtemps, au-dessus des forêts, des vallées et des lacs endormis, jusqu’à ce que ton nom apparaisse quelque part dans la lumière. Alors mon cœur ralentirait son vol, comme un oiseau qui aperçoit enfin l’endroit où il désire se poser. Je ne voudrais pourtant pas t’emprisonner dans mon amour ; je voudrais seulement que mon envol puisse rejoindre le tien, ne serait-ce qu’un instant, dans ce vaste ciel où deux êtres peuvent se chercher sans jamais se perdre. Et si un jour tu levais les yeux vers les nuées et qu’un étrange frisson venait effleurer ton cœur, peut-être sentirais-tu passer quelque chose de moi. Ce serait mon amour, mon merveilleux amour, qui aurait pris son envol pour venir jusqu’à toi.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.



 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire