dimanche 11 octobre 2026

Mon coeur est comme un désert

 

♥ Serge ♥ .

Il est en mon âme une peine si profonde que le temps lui-même semble impuissant à la guérir.

Mon cœur est comme un désert

Mon cœur est comme un désert de sable blond où le temps file dans mes rêves laissant les traces de ton absence s’égarer dans ma mémoire. Nul vent ne parvient à effacer les paysages que ton souvenir a dessinés en moi. Tu es là dans ma tête, inaccessible, comme une illusion qui me semble si réelle. Je cherche ta voix dans le silence qui se promène et me plonge dans une mer sans vagues, où mes mots s’enfoncent dans le sable et disparaissent sous mes yeux.

Mon cœur est comme un désert dont les dunes mouvantes gardent prisonniers les secrets du passé. Seuls les échos de mon cœur murmurent ton nom sous un ciel sans pluie, tandis que mon âme attend une goutte de tendresse pour refleurir. Mon amour, ma solitude immense, pareille à un désert dont les dunes de sable froid retiennent l’aube captive. Elle tarde à se lever et dans cette nuit qui s’étire, ton souvenir demeure ma seule étoile.  

Mon cœur est comme un désert qui porte le tombeau de mes propres élans. Il est oublié des saisons, là où les fleurs de l’amour se fanent comme des pages blanches que l'encre refuse de rejoindre. Il est comme un désert brûlé où même l'horizon semble trop loin pour accueillir mon espoir, où je ne trouve aucun point d'ancrage visible.

Mon amour, sans repère, je marche encore vers le mirage de ton retour, portant en moi des souvenirs que le temps n'a pas su ensevelir. Tu es resté l’amour de mes rêves malgré tes silences qui me hantent et ma solitude qui habite mon cœur, lequel espère toujours voir fleurir une rose sous tes pas.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.


 

samedi 10 octobre 2026

Si tu pouvais te voir avec mes yeux


♥ Serge ♥

Si tu pouvais te voir avec mes yeux

Mon amour, il existe en toi un jardin silencieux dont les fleurs n'attendent qu'un rayon de soleil pour éclore. Tu portes en toi une chanson douce que le monde n'a pas encore pris le temps d'écouter, une beauté que nul reflet ne saurait révéler, une clarté qui ne se pose pas sur le visage, mais qui habite les profondeurs de l’âme comme une perle cachée au fond des eaux. Je ne peux oublier ces sourires qui illuminent tes yeux, ce regard chaleureux, cette joie profonde et sincère qui te pare de tendresse. Tes gestes purs et désintéressés ressemblent au parfum d’une rose qui se répand généreusement, sans condition, vers quiconque passe près d’elle. C’est dans ces attentions, dans cette façon d’être qui ne cherche ni les louanges ni les regards, que je découvre cette lumière discrète qui me donne envie de connaître encore davantage l’homme que tu es.

Il y a dans ta manière d’être quelque chose qui me touche profondément : ta douceur. Telle une rivière souterraine, elle ne cherche pas la lumière du jour, mais demeure comme un velours d’ombre en plein été. Elle est pour toi un refuge indispensable, sans jamais réclamer l’attention. Elle ressemble au parfum du jasmin de nuit, qui embaume l’air sans qu’on sache d’où il vient. Cachée derrière les massifs, cette fleur ne révèle sa beauté insoupçonnée qu’à celui qui prend le temps de regarder sous son feuillage.

Ta bonté, mon amour, me fait penser à la rosée du matin : elle nourrit la terre, abreuve les fleurs et fait renaître la nature en silence, alors que tout le monde dort. Elle ne cherche pas le spectacle et pourtant, sans elle, combien de fleurs auraient peine à s’épanouir ? Je me plais à imaginer que ta présence possède cette même douceur, qu’elle apporte parfois un peu de réconfort là où règne la peine, qu’elle dépose une lueur d’apaisement dans les cœurs sans même que tu en aies conscience. Il est des bontés qui ne font aucun bruit, mais qui laissent derrière elles une trace précieuse. Et c’est peut-être là, dans cette simplicité qui te ressemble, que réside une part de ta beauté incomparable.

J’imagine qu’au plus profond de toi, il existe des blessures que le temps n’a peut-être pas effacées. J’imagine aussi qu’un jardin invisible s’étend en toi, où poussent des orchidées qui, tout comme toi, semblent ressentir les émotions avec une grande intensité, percevoir les moindres variations de leur entourage et posséder une profonde empathie. Certaines de ces fleurs ont peut-être les pétales blessés par le vent des années, mais elles restent toujours capables de refleurir. J’y perçois ta grande sensibilité, semblable au saphir d’un disque vinyle, qui capte les moindres nuances et les harmoniques de la musique. Mais je voudrais que tu saches qu’à mes yeux, même les pétales meurtris possèdent une grande beauté qui mérite d’être aimée.

Mon amour, il y a dans ta beauté intérieure quelque chose que les mots peinent parfois à raconter. Elle ne porte ni couronne ni éclat ; elle se glisse dans les gestes que personne ne remarque, dans les attentions silencieuses et dans cette part de soi que l’on offre sans attendre de récompense. Peut-être ignores-tu toi-même la douceur que tu laisses derrière toi, mais il arrive que certaines personnes portent en elles une lumière dont elles ne connaissent pas la portée. Ton cœur est d’or : il sait apaiser une souffrance. Tu portes en toi cette tendresse cachée derrière tes silences, cette capacité d’accueillir les émotions que peu de gens savent reconnaître. Moi, mon amour, lorsque je pense à toi, je me demande si tu sais combien cette lumière compte à mes yeux et combien ton absence, en cet instant, me bouleverse au plus profond.

Mon bien-aimé, même dans tes silences, je devine parfois toute une vie intérieure, un carrefour où des pensées se croisent, où l’intensité de tes émotions se heurte parfois à l’impuissance des mots à les exprimer, et où certains sentiments n’osent pas toujours se dévoiler, par crainte de l’inconnu, tels des oiseaux timides dans leur cage. Je voudrais que tu saches que tu n’as pas besoin de tout expliquer pour avoir de la valeur à mes yeux. Il est des profondeurs que le cœur apprend à contempler sans les troubler.

Les années peuvent changer un visage, le temps peut effacer l’éclat de la jeunesse, mais il ne saurait mesurer la beauté d’une âme, cette beauté qui laisse une trace indélébile sans jamais chercher à dominer. Et c’est cette beauté-là que mon amour reconnaît en toi. Si seulement tu pouvais te regarder un instant avec mes yeux, tu découvrirais l’écho de ton propre esprit. Tu verrais la valeur de ta sensibilité, la délicatesse de certaines de tes pensées, cette humanité qui ne se mesure ni aux réussites ni aux apparences. Tu comprendrais pourquoi mon cœur s’attarde si longtemps auprès de ton souvenir.

Mon amour, je voudrais seulement aimer l’homme que tu es, avec tes forces, tes hésitations, tes fragilités et ces parties de toi que tu gardes peut-être secrètes. J’ai gardé précieusement cette empreinte singulière que tu as laissée en moi, ce quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’aucun autre être ne pourrait prendre exactement ta place. Ta beauté intérieure, mon amour, ne ressemble à aucune autre, parce qu’elle est la tienne.

Je dois encore t’avouer, mon amour, combien j’aimerais que tu reviennes vers moi. Le désir de te retrouver, nourri par la beauté de ton âme, est pour moi incomparable et irremplaçable. Et si je pouvais te confier un dernier souhait, ce serait celui-ci : que tu puisses un jour te voir avec mes yeux, ne serait-ce qu’un instant, et découvrir toute la beauté que mon cœur, lui, n’a jamais cessé de reconnaître en toi.

©Janedeau Tous droit réservés

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vendredi 9 octobre 2026

Notre contrée secrète

♥ Serge ♥

 Notre contée secrète

Il existe quelque part, mon amour, une contrée secrète que je suis seule à connaître, un endroit où mon cœur se retire pour te retrouver, dans mon port d’attache, là où nos deux rivières s'unissent pour ne former qu'un seul cours d'eau, où nous pouvons enfin se rejoindre sans craindre l’absence ni le silence. J’ai découvert ce rivage de falaises sablonneuses et de dunes sauvages où la brise vient effleurer les herbes hautes et déposer sur mes épaules la douceur de tes souvenirs. Lorsque je ferme les yeux, j’imagine que tu es près de moi, rêveur. La solitude alors est moins vaste.

Dans cette contrée où ton âme erre, je vois le reflet de ton visage sur des miroirs d’eau. Les nuits ont la douceur du velours et les astres veillent sur nos rêves comme de minuscules flammes qui refusent de s’éteindre. J’y garde précieusement chaque parcelle de toi, chaque sourire entrevu dans tes yeux, chaque instant que mon cœur aurait voulu retenir. Il y a entre les buissons fleuris,  une source dissimulée qui se cache, un puits profond où je viens puiser l’essence même de mon amour pour toi. Jamais son eau ne se tarit, car ton souvenir demeure au fond de moi aussi vivant qu’au premier jour.    

Sur les rives de notre contrée, l’onde murmure des mots trop intimes pour germer à la lumière. Elle emporte mes tendresses, mes regrets et mes espoirs, puis revient doucement vers moi comme le fait la marée qui retourne toujours le rivage, semblant avoir recueilli quelque part un peu de ton âme. Oh comme j’aimerais que tu connaisses ce pays invisible où je ne cesse de t’attendre sans reproches, où mes bras demeurent ouverts et où mon cœur ne te demande rien d’autre que d’être toi-même. Là, tu pourrais déposer tes silences, tes fatigues et tout ce que le monde ne sait pas entendre.

Parfois lorsque le soir descend sur mon gîte, je laisse le vent traverser mes pensées et je lui confie encore ton nom, espérant qu’il traversera toutes les vallées et déposera entre tes mains, toute ma tendresse. Notre contrée secrète est aussi une berceuse que je fredonne tandis que chantent les d’oiseaux qui survolent ton ciel de nuit étoilé. Leurs notes d’or s’unissent en une sublime symphonie, celle de mon cœur qui, dans le secret de la nuit, ne sait chanter que pour toi. Si tu le désirais, tu pourrais aussi venir y déposer tes secrets et tes rêves d’errance.

Si tu savais combien de fois j’ai fait de cet endroit une prière silencieuse, pour qu’un jour, si ton cœur le désire, tu puisses retrouver le chemin de cette tendresse qui n’a jamais cessé de t’attendre. Et si un jour tu découvrais l’existence de cette contrée, mon amour, tu comprendrais qu’elle est née de l’essence de mon être, nourrie par mes rêves et protégée par mes larmes. Elle est ce royaume que je garde en moi, ce lieu que personne ne peut me ravir, parce que depuis toujours, au plus profond de mon cœur, notre contrée secrète porte ton nom et le mien.

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jeudi 8 octobre 2026

Les nuits chantent

♥ Serge ♥

  Les nuits chantent

Quand le calme s’installe, les nuits chantent des secrets que le jour refuse d’entendre, leurs mélodies viennent se déposer sur mes rêveries. Je pense encore à toi mon bien-aimé. Dans mon cœur qui déborde d’amour, ton souvenir m’enlace. Le silence devient une musique qui s’éternise sur une barque de lune où chaque étoile suspendue au firmament comme des notes d’or, compose pour nous une chanson que personne d’autre ne peut entendre ni peut connaitre le secret de mon amour pour toi.

Tes sourires sont des quartiers de lune illuminant doucement les allées de mon cœur. J’entrevois ton visage que je peux prendre entre mes mains. Je sens ta chaleur contre mon corps avide de toi. Mon amour, les nuits chantent ton nom dans le silence des grillons où mon cœur reconnaît cette musique venue de loin.

Et en cette nuit qui descend, mon esprit divague sur les eaux où la mer d’à côté accompagne son chant de vagues lentes venues mourir sur les rivages de l’oubli. Dans la profondeur de ces ténèbres, ta voix renaît toujours dans ma mémoire, je ferme alors les yeux pour l’entendre encore et encore.  

Mon amour, j’aimerais pouvoir confier au vent mes mots d’amour pour toi lorsque tout autour de moi devient obscur. Il y a des nuits pareilles à des hivers éternels où ton empreinte laissée sur le sol gelé devient si immense que même la lune paraît chercher ton visage au fond de mes pensées. Alors je laisse mon âme suivre le chant des nuits jusqu’à cette île brumeuse où ton souvenir demeure éveillé. Les nuits chantent ce que mes lèvres n’osent plus dire et dans leur musique, j’entends encore ton nom.

Puis lorsqu’au petit matin, l’aube aux doigts argentés vient interrompre cette sublime mélodie, je garde encore au creux de mon cœur la chanson que la nuit m’a murmurée de toi.

©Janedeau Tous droit réservés

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