Le
silence du soir me parle encore de toi et le soleil qui descend sur l’horizon
attirent mon regard car je sais que tu aimes à le contempler. Douceur des
heures qui s’échelonnent dans le temps et
qui ravivent mes pensées. Tu demeures toujours dans mon cœur. Mais toi, tu as
choisi une autre voie, disant que tu ne pourrais pas t’occuper de moi ni me
rendre heureuse.
La
douleur a marqué mon âme. Comment as-tu pu décider ce que je désirais, ce qui
était bien pour moi ? Étant très timide, j’ai sans doute fait plein de
stupidité. Tu n’as rien compris. Tu m’as quitté sans un mot, sans un regard en
arrière. Tu ne voulais que les autres. Que
leur parole et leur grande intelligence. Pendant ses cinq longues années, tu as
vécu pleinement heureux sans moi.
Encore
aujourd’hui, sans doute je ne suis rien. Ma peine subsiste et coule dans mes
veines. Cette nostalgie met des larmes dans mes yeux. Les refrains du vent ne
répètent que ton nom. La douleur me brise tellement que parfois je ne veux plus
vivre.
Il
n’y a que les sourires dans tes yeux, et ta voix que j’aimais qui fait
maintenant chavirer mes souvenirs. Ils me restent aussi tes lettres traduisant
l’amour que tu éprouvais pour moi. Je les ai tellement lues et relues comme si c'était le plus beau des cadeaux. Sans
cela, je n’ai plus rien. Ils sont marqués au fer rouge dans mon cœur. Je me demande aujourd'hui si tu m’aimes encore un peu ?
Me
reviendras-tu un jour ? Reviendras-tu faire renaitre notre amour et les ombres
de tes saisons que je n’ai jamais vécu ? Jamais n'est passé un seul jour que je ne pense à toi.