jeudi 15 octobre 2026

Mon amour aux mille printemps

♥Serge ♥ 

 Mon amour aux mille printemps

 Il y a mille printemps endormis dans mon âme, et chacun porte un peu de toi, un sourire, un regard, une tendresse que le temps n’a jamais réussi à ensevelir sous ses poussières. Comme un fleuve continu qui emporte tout sur son passage sans jamais s’arrêter, mon amour poursuit son cours, et tel est le battement de mon cœur, tout entier tourné vers toi. Le temps, lui, ne peut effacer les racines de nos souvenirs ; il laisse le passé s’écrire dans sa propre lumière.

Mon amour pour toi ressemble à un jardin enchanté où mille printemps fleurissent à la fois. Même lorsque l’hiver s’attarde dans mon cœur, tes souvenirs font éclore des roses que nul froid ne saurait flétrir. Tu demeures sans cesse au fond de mes pensées, et ton regard plein de tendresse vient encore se poser sur moi.

Dans le secret de mes rêves, je nous imagine sous les branches fleuries d’un vieux pommier, tandis que le soleil dépose de l’or sur nos épaules. Et je me dis qu’une seconde à tes côtés effacerait une éternité d’attente et vaudrait plus que mille floraisons. Mon amour, si je pouvais cueillir toutes les fleurs que mon cœur a fait naître pour toi, je t’offrirais un printemps éternel où chaque pétale te murmurerait mon amour. Même au fond des hivers les plus silencieux, une graine secrète continue de germer au fond de moi lorsque je pense à toi. C’est une promesse que mon cœur renouvelle dans l’ombre et le silence, comme la terre qui prépare déjà ses premières fleurs sous la neige.

Mon amour, même lorsque le vent du soir murmure des secrets à l’oreille des arbres, faisant frissonner leurs branches dans un souffle mystérieux, je ferme les yeux pour retrouver ton visage. Et voilà que mon cœur se couvre de bourgeons, comme un pommier au retour des beaux jours. Mon amour pour toi garde à jamais la fraîcheur des premières floraisons. Chaque matin, mon cœur s’éveille et redécouvre ton existence comme une merveille à son premier souffle. Je voudrais tellement que tu puisses entendre le murmure de mes mille printemps, mon bien-aimé, car chacun chante ton nom, qui s’élève en un chœur de mille souffles inouïs.

Mon amour, si un jour tu cherches à savoir combien de temps je t’ai aimé, ne compte ni les jours ni les nuits, mais les corolles épanouies dans le secret de mon âme. Tu découvriras mille printemps où mon cœur tisse, à chaque seconde, le fil de son amour pour toi. Peut-être que mon amour est une saison que le calendrier ne connaît pas, un printemps sans frontières qui traverse les années, se relève après les orages et garde toujours quelques pétales pour embellir le chemin de ton retour.

©Janedeau Tous droit réservés

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mercredi 14 octobre 2026

L'étoile de tes yeux

♥ Serge ♥

L’étoile de tes yeux

Mon amour, si tu pouvais voir mon cœur à travers tes yeux, tu y découvrirais toute une voûte céleste parsemée de toi. Chaque étoile, à la lisière de mes rêves, porterait un de tes sourires, que même la nuit, déposant son voile de velours sur le monde endormi, ne parviendrait pas à me reprendre. Chaque petit éclat de lumière garderait l’un de tes silences, comme un secret précieux, un souvenir partagé sans qu’aucun mot ait besoin d’être prononcé. Même au plus fort de la bourrasque, tu saurais que mon amour continue de briller dans le secret de la nuit, car mon amour est comme un chêne qui peut plier sous l’orage. Ses feuilles peuvent s’envoler, mais mon cœur, lui, reste solide. Je retrouve tes yeux, deux astres merveilleux dont l’éclat me semble plus doux que celui du soleil à son réveil.

Il y a dans tes yeux une fraîcheur de rosée au petit matin, une clarté si tendre qu’elle pourrait ranimer les fleurs les plus fatiguées et faire refleurir les jardins secrets où mon amour pour toi n’a jamais cessé de grandir. Tes yeux ont cette étrange douceur des matins d’automne, lorsque le soleil effleure les feuillages dorés et qu’une brise légère vient déposer sur la terre un baiser que personne n’a vu, sinon les fleurs et les cœurs rêveurs. Mon amour, il suffit que je ferme les yeux pour revoir les étoiles qui habitent ton regard. Elles m’emportent dans ton univers intérieur, si riche que j’aimerais m’y perdre. Elles éclairent aussi mon cœur lorsque je m’égare dans la longue errance de ton absence.

Même lorsque le vent s’engouffre dans les recoins de mon cœur et disperse les dernières feuilles de mes espérances, je garde au fond de moi le souvenir de tes yeux, ces deux sources lumineuses qui ont su toucher mon âme. Et lorsque la nuit étend ses grandes ailes au-dessus de ma demeure, je cherche les étoiles parmi les constellations, espérant y retrouver celle qui possède un éclat unique, celle qui brille de ta propre lumière, mon amour. J’espère toujours qu’au même instant, tu lèves les yeux vers le ciel et que nos pensées se rejoignent dans cette immensité silencieuse.

Mon bel amour, si je pouvais cueillir une étoile au firmament, je la déposerais au creux de tes mains pour te montrer combien ton regard a semé de lumière dans ma vie, même au milieu de mes nuits les plus solitaires. Et à la lisière du sommeil, lorsque mes pensées deviennent des oiseaux qui cherchent un refuge, je me laisserais emporter vers le souvenir de ton regard et m’endormirais parfois en imaginant que son éclat veille encore sur moi.

Il m’arrive de croire que les étoiles sont nées du premier regard échangé entre deux âmes qui se reconnaissent. Peut-être est-ce pour cela que les tiennes me bouleversent autant : elles réveillent en moi un amour que ni le temps ni l’errance ne semblent pouvoir effacer.

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mardi 13 octobre 2026

Pluie d'automne

♥ Serge ♥

Pluie d’automne

Le ciel d’automne qui s’épanche en de longues complaintes grises laisse glisser des larmes célestes. Un manteau de brume et de perles enveloppe cette belle demeure d’or. L’automne pleure dans les bras du vent, tandis que les feuilles s’abandonnent à la terre comme des souvenirs que le cœur n’arrive pas à oublier. Et mon cœur lui ressemble, tandis qu’un épais brouillard paralyse mon âme. Mes pensées se perdent dans la brume, mes repères s’effacent et je ne distingue plus rien devant moi. C’est une averse continue qui tisse autour de moi un voile gris et m’isole du monde extérieur. C’est le temps du berceau de l’hiver, qui prépare la terre à s’endormir, tout comme mon cœur qui voudrait arrêter de souffrir.

Quand les feuilles rousses tourbillonnent dans le ciel gris, pareilles à mes pensées qui cherchent encore le chemin de ton cœur, mon amour, je me demande si le tien est lui aussi plongé dans cette même grisaille, ou si tu as déjà trouvé la chaleur d’un autre printemps, loin de mes tourments. Mon amour, les refrains de l’automne sont chargés de mélancolie. Les branches nues, qui tendent leurs bras vers le ciel comme des amants séparés, me rappellent, dans leur supplication muette, tout ce que mes mains voudraient encore retrouver des tiennes.

Les arbres se dépouillent de leurs dernières parures de diamants tristes et, sous leurs branches endeuillées, je recueille les larmes d’une saison qui ressemble étrangement à mon âme. Dans leur soupir se cache une tristesse que je connais bien, celle des êtres qui attendent en silence un bonheur dont ils ignorent s’il reviendra. Ma solitude hante les jardins déserts. Et lorsque le soir descend sur la campagne endormie, l’automne pleure ses dernières feuilles, tandis que moi, mon amour, je pleure tout bas cette tendresse immense qui n’a toujours pas trouvé le chemin de tes bras.

Même cette pluie d’automne ne saurait effacer les traces que tu as laissées dans mon cœur, où ton souvenir fleurit encore au milieu des saisons mortes. Chaque jour, sous les nuées grises, je dépose ton nom dans le secret de mes prières, espérant qu’un jour le destin te ramènera vers moi. 

©Janedeau Tous droit réservés

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