lundi 31 août 2026

Le chant qui porte ton nom


♥ Serge ♥

 Le chant qui porte ton nom

 Mon amour, ce soir, j’ai regardé les oiseaux regagner leurs nids. Ils traversaient le ciel par petites grappes silencieuses, leurs ailes dessinant de fragiles arabesques dans la lumière mourante. Je les ai suivis des yeux jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que de minuscules ombres au-dessus des toits. Et je me suis demandée, connaissent-il l’appel mystérieux qui les fait quitter l’arbre, un ciel familier pour aller vers un endroit qu’on ne peut encore voir.

J’aurais aimé avoir leurs ailes pour aller jusqu’à toi. Je serais devenue tourterelle et j’aurais traversé les matins brumeux, les pluies et les longues nuits simplement pour venir me poser un instant près de ta fenêtre. Je n’aurais rien demandé. J’aurais seulement attendu que tu lèves les yeux. Il y a des jours sombres où ton absence ressemble une alcôve dont on aurait oublié d’allumer une lampe. Et les jours passent, continuant leur ronde. Les jours reviennent, les oiseaux chantent et les fleurs s’épanouissent. Mais quelque chose demeure dans l’ombre. Toi mon amour. Ton souvenir vient parfois se poser sur moi avec la légèreté d’une plume.

Puis il suffit alors d’un rien pour que tout recommence. Une voix entendue, une chanson, une lumière particulière sur les rideaux, une odeur de pluie dans le jardin, un soleil qui cherche une épaule pour s’endormir et soudain, je te retrouve. Assez pour que mon cœur s’emballe à nouveau.

Je te retrouve dans les matins où la lumière semble hésiter avant d’entrer dans ma chambre. Je te retrouve dans le chant des oiseaux qui s’éveillent avant moi. Je te retrouve dans les soirs où une étoile apparaît au-dessus des maisons. Et lorsque les oiseaux se taisent, lorsque ma chaumière devient silencieuse et que la nuit vient déposer ses ombres sur les murs, c’est encore vers toi que mes pensées se tournent. Alors je me demande souvent, si tu penses à moi, si quelque part au milieu d’une journée mon souvenir vient toucher ton cœur comme une aile légère. Si tu t’arrêtes une seconde, si tu lèves les yeux vers le ciel et si sans savoir pourquoi, tu ressens cette étrange douceur qui nous visite lorsque quelqu’un pense très fort à nous.

J’aimerais croire que oui. Comme les oiseaux, chaque année, retrouvent un chemin qu’ils n’ont jamais oublié. Peut-être que l’amour possède lui aussi sa mémoire secrète. Peut-être qu’il sait retrouver celui qu’il aime, même après de longues absences. Alors je continue de regarder les oiseaux, je leur confie ton nom. Je leur demande dans un murmure de te déposer quelque chose de moi, que malgré le temps et malgré les jours qui passent je garde au fond de mon cœur, une place où ton nom demeure intact. Et peut-être qu’un matin, un oiseau viendra chanter près de ma fenêtre alors je sourirai parce que je voudrai croire qu’il revient de quelque part où tu étais et dans son chant mélodieux, il aura rapporté jusqu’à moi un peu de toi.

Mon amour, tu habites mon coeur et mon âme ne retient qu’un seul nom dans le vent et c’est le tien. M’aimeras-tu assez pour me revenir un jour ? Quand tu es là, tu mets dans mes yeux, les plus belles étoiles qui chantent aussi ton nom.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.



 

dimanche 30 août 2026

Je me suis perdue en t'attendant

♥ Serge ♥

Je me suis perdue en t'attendant

Mon cœur s’est perdu en t’attendant comme un bateau sans lumière qui dérive lorsque la nuit efface les rives. Je regarde autour de moi et je ne sais plus quel chemin prendre, je ne sais plus où aller avec tout cet amour que je garde encore. Pourtant les arbres sont là, ils sont des gites pour les oiseaux. Le vent fait frémir les feuilles. Et quelque part, les fleurs continuent de s’ouvrir. Peut-être n’as-tu jamais su combien de fois ton nom a traversé mes pensées. Combien de nuits je l'ai murmuré tout bas. Combien de matins j'ai espéré un signe.

Mon cœur ressemble à un paysage où l’automne fait son entrée trop tôt. Les feuilles tombent doucement sur les chemins de mes souvenirs. Et chaque feuille porte ton nom. Je voudrais parfois demander au vent de m’indiquer où tu es en cet instant même où mon cœur saigne. Je voudrais qu’il prenne mes mots et les amène jusqu’à toi. Qu’il te demande si tu penses à moi.

Mon amour, que caches-tu derrière tes yeux ? Est-ce que les étoiles qui y habitent viennent d’une autre galaxie ? Se sont-elles perdues dans les océans cosmiques ? T’ont-elles donné un autre amour ? Prends-tu sa main comme moi, je rêve de prendre la tienne ? Les larmes montent le courant jusqu’à mes yeux mais j’ai bâti un barrage qui sait les retenir, alors personne ne connaît ma souffrance.

Certains jours, je me demande, ce qui ne va pas chez moi. Je cherche dans mes souvenirs ce que j’aurais pu faire de si différent, ce qui aurait pu me rendre plus digne d’être aimée, plus belle à tes yeux, plus facile à choisir. Alors ma confiance en moi vacille. Elle devient plus fragile comme une flamme au moindre souffle. Je me demande si j’ai quelque chose de moins que les autres, si mon cœur n’a pas été assez beau pour retenir le tien.  Toutes ses pensées me blessent tellement. Comme l’été chassé par l‘automne qui fait frissonner les branches et disparaît au loin.

Mon amour, je reste seule avec toutes mes interrogations et je me demande, est-ce que je t’ai aimé trop fort, croyant que nos chemins allaient se rejoindre ? Pourquoi ne m’as-tu pas laissé une chance ? après ses lettres si douces et si merveilleuses, Tu n’as pas voulu essayer de comprendre mes peurs. Les autres sont-ils tous mieux que moi ?

Pourtant chaque soir, lorsque je ferme les yeux, je te retrouve encore dans mes rêves, dans mes souvenirs, dans ses endroits secrets où l’amour continue de vivre. Comment puis-je donc maintenant retrouver mon chemin lorsque toi que j’aime, tu es devenu tout mon horizon. Ton souvenir a laissé quelque chose en moi, une douceur, une blessure, une lumière aussi.

Malgré la tristesse qui marche à mes côtés, je garde en mémoire, les sourires de tes yeux tes silences, mes pas sur la mer qui te cherche et le vent qui m’emporte ta voix et qui défait mes cheveux comme si c’était ta main mon amour. Si tu pouvais me dire, pourquoi sans toi. Car je meurs vraiment un peu plus chaque jour.

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samedi 29 août 2026

Toi que mon coeur appelle


 

♥ Serge ♥

Toi que mon cœur appelle

Toi mon désirable amour, mon éternelle attente, ce soir encore, mon cœur voyage vers toi. Il franchi les distances comme une barque légère sur les vagues azurées, poussées par ce vent mystérieux qui porte les désirs que je n’ose pas dire tout haut. Pourtant je reste là, le cœur brûlant suspendu à ton absence avec cette envie immense de te retrouver. Si tu savais comme j’aimerais être près de toi pour que mon âme puisse déposer son attente au creux de ta présence. J’aimerais m’assoir auprès de toi et laisser le silence parler pour nous. Je voudrais entendre ta voix comme on écoute les murmures d’un ruisseau qui nous joue ses plus belles notes d’eau.

Mon amour, je voudrais me perdre dans ton regard, ressentir cette douce émotion qui traverse toutes les frontières interdites comme une étoile qui aurait trouvé dans tes yeux, le ciel où elle désirait enfin se reposer. Mon amour, il y a en moi un désir que les mots ne peuvent contenir. Il grandit dans mes silences, il se glisse dans mes nuits. Il revient à chaque aube. C’est le désir de ton approche, cette douceur inexplicable qui m’envahit chaque fois que je te vois. Le monde semble alors perdre son importance. Les heures s’arrêtent, les bruits s’éloignent et mon cœur se met à battre tellement plus vite comme si tu étais enfin là. J’aimerais tant pouvoir te dire tout cela sans trembler. Te dire que parfois, ton absence creuse entre nous un océan immense, et que mon cœur demeure sur le rivage, attendant désespérément de te voir revenir vers moi. Je voudrais seulement quelques instants où le temps oublierait de courir. Quelques instants où je pourrais être près de toi sans avoir peur de te voir repartir. Quelques instants où je pourrais laisser mon cœur respirer auprès du tien. Et peut-être, un jour, déposer dans le creux de ta main tout ce que je n’ai jamais su te dire

Mon amour, le moindre souvenir de toi, ranime ce feu qui brûle en moi. Il est cette fleur qui continue de chercher le soleil même quand le ciel étend son manteau de duvet blanc. Il est cette étoile qui reste allumer au-dessus de la nuit refusant de croire que l’aube ne reviendra jamais. Encore ce soir, je vais penser à toi en fermant les yeux et t’imaginer tout près. Peut-être sentirai-je, dans le silence, cette étrange douceur qui accompagne parfois les rêves lorsque le cœur dépouillé de tous ses silences, ose enfin montrer ce qu’il porte en lui et connaître ne saurait-ce qu’un instant la paix merveilleuse d’être là où mon cœur désire être depuis si longtemps, près de toi.

Mon amour, ton absence me fait mal comme une plaie que nul baume ne saurait apaiser. Elle laisse dans mon cœur une blessure que le temps ne referme pas. Elle pèse sur mon cœur comme une nuit sans étoile. J’erre sur toutes les routes sans rien voir, car sans toi, mon cœur soupire dans une solitude que nul ne voit.

©Janedeau Tous droit réservés

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Je suis encore malade

et plus les jours passent, plus je m'affaiblis 

Je crois que je vais être obliger de consulter !