lundi 27 juillet 2026

Je me souviens


♥ Serge ♥

Je me souviens

Mon amour, je me souviens, ta voix ne traversait pas seulement les murs du son. Elle venait ouvrir une à une, les fenêtres oubliées de mon âme, comme le premier vent d’avril qui incite les bourgeons à croire encore au printemps.    

 Il y a des êtres qui parcoure une vie comme une saison.  Toi, tu es entré dans la mienne comme la lumière entre dans les boisés.  Rien ne fait de bruit et pourtant tout change. Je me demande parfois si tu sais ce que ta voix laisse derrière elle.  Lorsqu’elle s’éteint, le silence ne redevient jamais le même. Elle ressemble à une rivière qui continue de ruisseler longtemps après avoir disparu derrière les vallées. Il en reste une musique secrète qui accompagne mes journées comme le vent qui poursuit sa route dans les hautes herbes après avoir quitté les branches. Il m’arrive encore de fermer les yeux pour l’entendre.

 Alors les vieux peupliers semblent se rapprocher les uns des autres, les oiseaux ralentissent leur vol, et même la rivière oublie un instant de briser ses vagues sur les rochers. Comme si toute la nature désirait écouter avec moi.

 Mon amour, ta voix a le goût des chemins qui portent tes errances. Ta solitude remplit mon cœur d’amour et je te rejoins au gré des frontières de l’impossible. Chaque jour, j’aspire à ton ciel bleu quand danse le soleil qui se mire dans ton regard.  Ou encore quand il pleut, je ferme les yeux pour voir ton visage. Mon amour, ta voix, la plus belle entre toutes, je ne l’ai jamais oubliée. Mon désir de te retrouver tremble à ta pensée.

©Janedeau

 

Mon amour

Toi qui n’as jamais connu de si puissants sentiments

Je t’offre en gerbe d’étoiles mon cœur débordant d’amour



 

dimanche 26 juillet 2026

Pourquoi suis-je si différente des autres

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♥ Serge ♥

Pourquoi suis-je si différente des autres

 Mon amour, ton absence remplit mon ciel de lune. Ton visage resté imprégner se mire toujours aux sources de mes rêves. Et c’est à la fontaine de mes pensées qu’à chaque instant, je viens m’abreuver aux délices de ton souvenir. Je ne t’ai jamais oublié.

 Comme tu tardes, souvent cette question m’accompagne et suis mon ombre mais elle ne dit rien. Son silence me porte à réflexion dans le jardin qui s’est tu. Je regarde les vignes couvrant les vieux murs de mon foyer. Elles ne demandent jamais pourquoi le printemps les choisit. Les rivières ne se demandent pas pourquoi la mer les accueille. Les oiseaux ne comparent pas leurs chants, ils offrent simplement celui que leur âme connait.

 Alors pourquoi apprenons-nous si facilement à mesurer notre lumière avec celle des autres ? J’ai parfois l’impression d’être un coquillage rejeté loin de la marée. Pourtant le sable reste le même sable et le ciel, le même pour tous.

 Je me dis, peut-être ai-je une lumière qui ne ressemble pas à aucune autre. Peut-être que je souffre seulement parce que je cherche à fleurir un autre jardin que le mien.  Et si je n’avais rien de moins ? Peut-être suis-je une saison différente, celle qui s’appelle amour. Que ma floraison soit plus tardive comme mon cœur qui t’a choisi et qui perdure tout au fil des années. Sans doute ne suis-je qu’un rivage que la mer atteint que lorsqu'elle trouve ton ile.

 Alors cette question qui me poursuivait depuis tant d’années, je dois l’effacer et t’attendre patiemment mon amour, que tu vois ma lumière que je garde en silence. Que ma beauté se révèle que lorsque tu me reviendras.

 D’ici là, je garde ton souvenir en mémoire, les sourires dans tes yeux ont la profondeur des baies où la mer vient déposer ses plus beaux silences. Pour te retrouver dans la brume des rêves, je cueille ta solitude et fleuris ton nom, Serge, Serge, jusqu’à ce que tu m’aimes et que tu me reviennes.

©Janedeau