dimanche 13 septembre 2026

Mon merveilleux amour

♥ Serge ♥

Mon merveilleux amour

Mon merveilleux amour, il existe dans mon cœur un endroit que nul ne connaît, un lieu secret où ton nom demeure comme une lumière sur laquelle le temps n’a jamais eu d’emprise. C’est là que je viens te retrouver lorsque tu me manques, dans cette contrée silencieuse où mes pensées savent encore rejoindre les tiennes. Je t’imagine parfois près d’un étang immobile, sous les branches d’un vieux saule, tandis que le soir dépose lentement ses ombres sur l’eau et que les roseaux frémissent au moindre souffle.

Peut-être marcherais-je près de toi, sans oser troubler le silence, car ma timidité garderait encore prisonniers tous les mots que mon cœur voudrait déposer entre tes mains. Nous avancerions parmi les fougères et les buissons sauvages, sur un petit sentier que la lumière aurait à peine touché, et je sentirais simplement le bonheur d’être là, tout près de toi. Il me suffirait de croiser ton regard pour que mon âme s’éclaire comme une clairière lorsqu’un rayon de soleil traverse enfin les branches.

 Mon merveilleux amour, tu ne sais peut-être pas combien de choses dans la nature me ramènent à toi : le reflet tremblant d’une lune sur l’étang, le parfum discret des herbes après l’aube, le chant d’un oiseau caché dans un buisson, le bruissement des feuilles lorsque le vent passe sans bruit. Tout semble parfois porter quelque chose de toi. Même les petits sentiers qui s’enfoncent sous les arbres me donnent envie de croire qu’ils pourraient conduire jusqu’à toi.

Lorsque le soir descend, j’aimerais pouvoir m’asseoir près de toi dans cette douce solitude, sans avoir besoin de parler, simplement écouter ta voix lorsqu’elle viendrait rompre doucement le silence. Je voudrais connaître les paysages de ton cœur, ses clairières secrètes, ses chemins oubliés, les endroits où tu vas lorsque tu te réfugies dans tes pensées. J’aimerais y être accueillie sans bruit, comme une petite lumière qui ne demande rien, sinon le droit de rester un instant près de toi. Car je ne veux pas seulement aimer ton sourire dans les yeux ou la douceur de ton regard ; je veux aimer aussi tes silences, tes ombres, tes jours plus sombres, tout ce qui compose l’homme que tu es.

Mon merveilleux amour, si je pouvais choisir un seul endroit au monde où déposer mon cœur, ce serait peut-être près de cet étang tranquille où le ciel vient se regarder dans l’eau, à l’abri d’un buisson fleuri, là où personne ne pourrait entendre les battements de mon cœur lorsque tu t’approcherais. Et si tu venais t’asseoir près de moi, je crois que je n’aurais même pas besoin de te parler. Je te regarderais seulement, avec cette tendresse immense que ma timidité dissimule si souvent, et dans mes yeux tu découvrirais peut-être enfin tout ce que mes lèvres n’ont jamais eu le courage de te dire : tu es mon merveilleux amour, celui que mon cœur continue de choisir, même lorsque la distance, le silence et le temps essaient de m’apprendre à vivre sans toi.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.



 

samedi 12 septembre 2026

Ne pars plus

♥ Serge ♥

Ne pars plus

Ne pars plus, mon merveilleux amour, ne laisse pas derrière toi ce silence qui s’installe lorsque tes pas s’éloignent des miens car ton absence devient alors une immense pièce vide où mon cœur cherche en vain le bruit de ta voix. Reste encore un peu, juste assez longtemps pour que je puisse imprimer ton regard dans mes pensées et garder près de moi la douceur de ta présence. Ne pars plus comme le vent qui emporte les feuilles sans leur demander si elles étaient prêtes à tomber; moi, je ne suis jamais prête lorsque tu t’éloignes. J’aimerais retenir ta main dans la mienne, sans te retenir toi, simplement te faire comprendre combien ta présence bouleverse doucement mon univers.

J’ai envie de croire que tu m’aimes, que ta pensée rejoint mon âme.  Que le soleil qui te réchauffe étend sa chaleur sur mon corps. J’ai envie que les fleurs sauvages répandre sur nous leurs exquis arômes. De goutter à tes lèvres dans l’intimité. lorsque descend le soir. Et encore rêver avec toi d’une vie passionnante. De me perdre dans le lagon de tes yeux où voyagent tes sourires, boire tes baisers au calice de tes ivresses. Mon amour, ne pars plus car ton absence me bouleverse.

Lorsque tu es là, quelque chose en moi s’apaise, comme un étang lorsque cesse enfin le souffle du vent. Et lorsque tu pars, tout redevient silencieux, même les plus beaux paysages semblent perdre une part de leur lumière. Ne pars plus, car j’ai encore tant de choses à te dire, tant de tendresse à déposer dans le creux de tes mains, tant de mots qui demeurent prisonniers de ma timidité.Il faut me donner du temps.

J’aimerais que mes soirées s’assoient à tes côtés et que nos conversations soient toujours comme des étés où plonge le soleil dans la mer. Que nos échanges soient toujours des marques de tendresse, que nos silences s’enchâssent et que notre amour nous réunisse et soit entre nous un lien indestructible, que ni le temps, ni le silence, ni la distance ne sauraient défaire.

J’aimerais pouvoir te murmurer que tu es devenu une présence dans mes jours, une pensée qui revient à l’aube, un visage que mon cœur cherche lorsque vient le soir, une lumière que même la nuit ne parvient pas à effacer. Reste, ne serait-ce qu’un instant de plus, afin que mon âme puisse respirer près de la tienne, je voudrais seulement que, lorsque ton cœur hésite à partir, il se souvienne qu’ici quelqu’un t’aime avec une tendresse immense et silencieuse.

Ne pars plus, mon amour, car si le soleil vient encore s’endormir sur ton épaule, c’est parce qu’il t’a choisie entre tous. Si la mer berce les petits bateaux, c’est parce que tu es là et tu aimes la regarder. Si mon âme ressent ce si fort désir de te voir, c’est que tu occupes la plus grande des places au fond mon cœur. Et lorsque tu t’éloignes, j’ai l’impression qu’un petit morceau de mon ciel s’en va avec toi, et je reste là, les yeux tournés vers l’horizon, espérant toujours voir revenir celui que mon cœur n’a jamais cessé d’attendre.

©Janedeau Tous droit réservés

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