mercredi 7 octobre 2026

L'automne

♥ Serge ♥

  L’automne

 Nous voilà arrivés dans la beauté du déclin, l’automne presse les jours à devenir plus sombres et le temps se fait mélancolique. Parfois une brise d’automne palpite encore dans les jardins attristés qui semblent retenir leur souffle devant leurs feuillages luttant contre la froidure des nuits. Sur la mousse des champs, circule un frisson. Dans toute cette beauté du jour, j’ai le cœur qui s’étonne.

Ton souvenir en cette période est comme une admirable toile de fond où les couleurs chatoyantes se mélangent et se côtoient. Pareil à mon cœur qui se souvient de ta rencontre, de tes mots sublimes écrits pour moi, de nos sorties ensemble et de cette nuit merveilleuse passée entre tes bras. Mon amour, mon seul regret fut ma timidité qui m’a fait faire des erreurs impardonnables. Depuis ma peine n’a cessé de germer.

Depuis, on dirait que cette saison morne vient me narguer. Le vent vient secouer les arbres comme s’il cherchait, lui aussi, quelque chose qu’il ne retrouve plus. Tout comme mon cœur qui ne trouve plus ton âme. Les feuilles quittent une à une leurs abris et les arbres se dénudent. Mes pensées cherchent toujours ton rivage mon bien-aimé. Ton souvenir gît dans mon cœur et coule dans mes veines comme une rivière. Je tends les mains sous la brume de mes yeux, espérant encore et encore te trouver.

La mer a pris les couleurs de l’automne et sur les eaux grises, le vent emporte les derniers reflets des nuits d’été bleues. Ses vagues viennent mourir sur le rivage avec la même mélancolie que la mienne, tandis que mon cœur s’attarde encore là où ton souvenir demeure.

Dans le bruissement des feuilles, il me semble parfois entendre ta voix mais lorsque le vent agité se lève, le silence revient s’étendre dans mon cœur. Je cherche alors l’écho de ta voix qui m’emporterait dans ton asile. Mon amour, je pense à toi si fort que j’en frissonne et j’ai mal de ton absence.

Derrière ses couleurs rougies de l’automne, sous son teint blafard, je grelotte. Je suis seule ne pouvant déposer dans tes mains, mes mots d’amour, Espérant toujours qu’un beau jour, tu comprennes ma timidité, ma tristesse sans toi, que tu me reviennes avec le désir d’effacer en mon cœur toutes ces blessures qui ont suivi le cours des marées, et qu’enfin tu veuilles que je sois pour toujours ton unique amour.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi


 

mardi 6 octobre 2026

Au pays des songes

♥ Serge ♥

  Au pays des songes

 Au pays des songes, les nuits ne dorment jamais, elles déposent leurs mystères lorsque je retrouve ton   visage. Avec ton âme, je chemine parmi des jardins de roses que nul matin n’a encore osé effleurer, cueillant dans l’ombre les souvenirs que le jour m’avait dérobés.

Je pense à la lumière de tes yeux qui ne s’éteint jamais, aux reflets saphir de la mer qui t’a porté un jour, vers un autre continent et aux ondes de bonheur ressenties lorsque tu es revenu appareillant au rivage de ton île. Mon amour, des vols de colombes s’élèvent toujours des roseaux, t’emportant mes courriers du cœur dans leur bec. Je pense au désir que tu ressens à te blottir dans mes bras.

Au pays des songes, les étoiles ne parlent que de toi et semblent avoir appris le chemin qui mène jusqu’à toi. Même le vent murmure ton nom dans la feuillée des grands chênes frémissants. Délivré de l’attente, j’attends que la brise reprenne ses notes où tremblent mes mots d’amour pour toi. Tes mains sont si pleines de roses que j’ai peine à t’arracher un baiser. Comme je t’aime, lorsque l’étang de tes yeux m’emporte vers des rayons de lune. Dans ce pays secret, je voudrais m’y perdre longtemps, jusqu’à oublier que l’aurore aux perles de roses existe. Je voudrais que tes yeux me cherchent et tes bras deviennent mon refuge de rêve. Et lorsque je m’éveille qu’il me reste de toi la douceur d’un songe qui refuse de mourir.

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lundi 5 octobre 2026

Là où ta voix me recueille

♥ Serge ♥

Là où ta voix me recueille

Par les joncs verdoyants où circule un frisson, ta voix languissante entre dans mon songe intérieur qui ne s’achève jamais. Je cueille alors tes mots d’autrefois pour me rapprocher de toi, mon amour. Je veux entendre cette musique de ton âme lorsque mes doigts composent les notes de mes rêveries. Une chanson qui pleure pour te plaire.

Mon amour, parle-moi, ce silence entre nous est si lourd lorsque je n’entends plus le murmure de ta voix. Parle-moi de tes rêves, ces toiles où le temps s'étire. Parle-moi de tes nuits et de ces horizons où ton cœur aime parfois s’égarer.

Dis-moi ce que le vent chuchote à ton âme lorsque tu regardes la mer se dérouler au loin ? Est-ce que sur le miroir des eaux tu cherches mon visage ? Parle-moi de tout car chacune de tes impressions trouvera un chemin secret jusqu’à mon cœur. J’aimerais connaître les pensées qui traversent ton esprit lorsque la nuit descend sur tes épaules.

Parle-moi de ces rivages où tes souvenirs accostent lorsque mes pensées viennent te rejoindre à l’abri des regards du monde. Est-ce que le désir soulève en toi l’envie de me prendre dans tes bras ? Dis-moi ce que tes yeux cachent, ce qu’ils taisent, ? Parle-moi de ces tendresses peut-être enfouies au plus profond de ton âme. Même un seul mot de toi suffirait à faire refleurir dans mon cœur les jardins que l’attente a laissés silencieux.

Avec toi mon amour, je veux boire la lumière, bercé par nos rêves. Je veux voir dérouler le firmament piqueté d’étoiles, décrocher les sourires de tes yeux quand tu m’aimes. Mon amour au creux de tes silences, mon âme vacille et à la lisière de l’attente, mon ombre cherche la tienne.  

©Janedeau Tous droit réservés