jeudi 8 octobre 2026

Les nuits chantent

♥ Serge ♥

  Les nuits chantent

Quand le calme s’installe, les nuits chantent des secrets que le jour refuse d’entendre, leurs mélodies viennent se déposer sur mes rêveries. Je pense encore à toi mon bien-aimé. Dans mon cœur qui déborde d’amour, ton souvenir m’enlace. Le silence devient une musique qui s’éternise sur une barque de lune où chaque étoile suspendue au firmament comme des notes d’or, compose pour nous une chanson que personne d’autre ne peut entendre ni peut connaitre le secret de mon amour pour toi.

Tes sourires sont des quartiers de lune illuminant doucement les allées de mon cœur. J’entrevois ton visage que je peux prendre entre mes mains. Je sens ta chaleur contre mon corps avide de toi. Mon amour, les nuits chantent ton nom dans le silence des grillons où mon cœur reconnaît cette musique venue de loin.

Et en cette nuit qui descend, mon esprit divague sur les eaux où la mer d’à côté accompagne son chant de vagues lentes venues mourir sur les rivages de l’oubli. Dans la profondeur de ces ténèbres, ta voix renaît toujours dans ma mémoire, je ferme alors les yeux pour l’entendre encore et encore.  

Mon amour, j’aimerais pouvoir confier au vent mes mots d’amour pour toi lorsque tout autour de moi devient obscur. Il y a des nuits pareilles à des hivers éternels où ton empreinte laissée sur le sol gelé devient si immense que même la lune paraît chercher ton visage au fond de mes pensées. Alors je laisse mon âme suivre le chant des nuits jusqu’à cette île brumeuse où ton souvenir demeure éveillé. Les nuits chantent ce que mes lèvres n’osent plus dire et dans leur musique, j’entends encore ton nom.

Puis lorsqu’au petit matin, l’aube aux doigts argentés vient interrompre cette sublime mélodie, je garde encore au creux de mon cœur la chanson que la nuit m’a murmurée de toi.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.


 

mercredi 7 octobre 2026

L'automne

♥ Serge ♥

  L’automne

 Nous voilà arrivés dans la beauté du déclin, l’automne presse les jours à devenir plus sombres et le temps se fait mélancolique. Parfois une brise d’automne palpite encore dans les jardins attristés qui semblent retenir leur souffle devant leurs feuillages luttant contre la froidure des nuits. Sur la mousse des champs, circule un frisson. Dans toute cette beauté du jour, j’ai le cœur qui s’étonne.

Ton souvenir en cette période est comme une admirable toile de fond où les couleurs chatoyantes se mélangent et se côtoient. Pareil à mon cœur qui se souvient de ta rencontre, de tes mots sublimes écrits pour moi, de nos sorties ensemble et de cette nuit merveilleuse passée entre tes bras. Mon amour, mon seul regret fut ma timidité qui m’a fait faire des erreurs impardonnables. Depuis ma peine n’a cessé de germer.

Depuis, on dirait que cette saison morne vient me narguer. Le vent vient secouer les arbres comme s’il cherchait, lui aussi, quelque chose qu’il ne retrouve plus. Tout comme mon cœur qui ne trouve plus ton âme. Les feuilles quittent une à une leurs abris et les arbres se dénudent. Mes pensées cherchent toujours ton rivage mon bien-aimé. Ton souvenir gît dans mon cœur et coule dans mes veines comme une rivière. Je tends les mains sous la brume de mes yeux, espérant encore et encore te trouver.

La mer a pris les couleurs de l’automne et sur les eaux grises, le vent emporte les derniers reflets des nuits d’été bleues. Ses vagues viennent mourir sur le rivage avec la même mélancolie que la mienne, tandis que mon cœur s’attarde encore là où ton souvenir demeure.

Dans le bruissement des feuilles, il me semble parfois entendre ta voix mais lorsque le vent agité se lève, le silence revient s’étendre dans mon cœur. Je cherche alors l’écho de ta voix qui m’emporterait dans ton asile. Mon amour, je pense à toi si fort que j’en frissonne et j’ai mal de ton absence.

Derrière ses couleurs rougies de l’automne, sous son teint blafard, je grelotte. Je suis seule ne pouvant déposer dans tes mains, mes mots d’amour, Espérant toujours qu’un beau jour, tu comprennes ma timidité, ma tristesse sans toi, que tu me reviennes avec le désir d’effacer en mon cœur toutes ces blessures qui ont suivi le cours des marées, et qu’enfin tu veuilles que je sois pour toujours ton unique amour.

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mardi 6 octobre 2026

Au pays des songes

♥ Serge ♥

  Au pays des songes

 Au pays des songes, les nuits ne dorment jamais, elles déposent leurs mystères lorsque je retrouve ton   visage. Avec ton âme, je chemine parmi des jardins de roses que nul matin n’a encore osé effleurer, cueillant dans l’ombre les souvenirs que le jour m’avait dérobés.

Je pense à la lumière de tes yeux qui ne s’éteint jamais, aux reflets saphir de la mer qui t’a porté un jour, vers un autre continent et aux ondes de bonheur ressenties lorsque tu es revenu appareillant au rivage de ton île. Mon amour, des vols de colombes s’élèvent toujours des roseaux, t’emportant mes courriers du cœur dans leur bec. Je pense au désir que tu ressens à te blottir dans mes bras.

Au pays des songes, les étoiles ne parlent que de toi et semblent avoir appris le chemin qui mène jusqu’à toi. Même le vent murmure ton nom dans la feuillée des grands chênes frémissants. Délivré de l’attente, j’attends que la brise reprenne ses notes où tremblent mes mots d’amour pour toi. Tes mains sont si pleines de roses que j’ai peine à t’arracher un baiser. Comme je t’aime, lorsque l’étang de tes yeux m’emporte vers des rayons de lune. Dans ce pays secret, je voudrais m’y perdre longtemps, jusqu’à oublier que l’aurore aux perles de roses existe. Je voudrais que tes yeux me cherchent et tes bras deviennent mon refuge de rêve. Et lorsque je m’éveille qu’il me reste de toi la douceur d’un songe qui refuse de mourir.

©Janedeau Tous droit réservés

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