mardi 13 octobre 2026

Pluie d'automne

♥ Serge ♥

Pluie d’automne

Le ciel d’automne qui s’épanche en de longues complaintes grises laisse glisser des larmes célestes. Un manteau de brume et de perles enveloppe cette belle demeure d’or. L’automne pleure dans les bras du vent, tandis que les feuilles s’abandonnent à la terre comme des souvenirs que le cœur n’arrive pas à oublier. Et mon cœur lui ressemble, tandis qu’un épais brouillard paralyse mon âme. Mes pensées se perdent dans la brume, mes repères s’effacent et je ne distingue plus rien devant moi. C’est une averse continue qui tisse autour de moi un voile gris et m’isole du monde extérieur. C’est le temps du berceau de l’hiver, qui prépare la terre à s’endormir, tout comme mon cœur qui voudrait arrêter de souffrir.

Quand les feuilles rousses tourbillonnent dans le ciel gris, pareilles à mes pensées qui cherchent encore le chemin de ton cœur, mon amour, je me demande si le tien est lui aussi plongé dans cette même grisaille, ou si tu as déjà trouvé la chaleur d’un autre printemps, loin de mes tourments. Mon amour, les refrains de l’automne sont chargés de mélancolie. Les branches nues, qui tendent leurs bras vers le ciel comme des amants séparés, me rappellent, dans leur supplication muette, tout ce que mes mains voudraient encore retrouver des tiennes.

Les arbres se dépouillent de leurs dernières parures de diamants tristes et, sous leurs branches endeuillées, je recueille les larmes d’une saison qui ressemble étrangement à mon âme. Dans leur soupir se cache une tristesse que je connais bien, celle des êtres qui attendent en silence un bonheur dont ils ignorent s’il reviendra. Ma solitude hante les jardins déserts. Et lorsque le soir descend sur la campagne endormie, l’automne pleure ses dernières feuilles, tandis que moi, mon amour, je pleure tout bas cette tendresse immense qui n’a toujours pas trouvé le chemin de tes bras.

Même cette pluie d’automne ne saurait effacer les traces que tu as laissées dans mon cœur, où ton souvenir fleurit encore au milieu des saisons mortes. Chaque jour, sous les nuées grises, je dépose ton nom dans le secret de mes prières, espérant qu’un jour le destin te ramènera vers moi. 

©Janedeau Tous droit réservés

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lundi 12 octobre 2026

L'amour dont je rêve

♥ Serge ♥

L’amour dont je rêve

 Je rêve d'un amour qui traverse les années sans perdre sa délicatesse, où les cheveux prennent des couleurs argentées, où le temps tisse sa toile au fil des lunes ; mais où deux cœurs continuent de se regarder comme au premier jour. La véritable beauté intérieure est une lumière que les années ne ternissent pas, car elle puise son éclat dans la bonté de l'âme et la tendresse du cœur. Je rêve d'un amour qui ne s'attarde pas à l'apparence physique, mais qui découvre la beauté du cœur, accueille les fragilités de l'âme et aime l'être tout entier, avec ses blessures comme avec ses plus belles lumières.

Je rêve d’un homme dont la fidélité ne serait pas seulement une promesse murmurée, mais une présence sincère, une main toujours tendue pour soutenir celle qu’il aime, un cœur constant sur lequel elle pourrait s’appuyer au fil des années. Je rêve d’un amour indéfectible, qui ne se dérobe pas devant les épreuves et dont la tendresse demeure vivante malgré le temps qui passe.

Je cherche dans ma mémoire le souffle léger de ces tendresses discrètes, pareilles à une brise d’été qui caresse à peine les feuilles sans faire de bruit, ces gestes délicats où l’affection se révèle et donne à chaque jour une raison nouvelle de chérir l’être aimé. Je rêve d’être aimée avec une infinie douceur, bercée par un mouvement aussi lent et régulier que celui de la marée venant caresser le sable, dans un va-et-vient sans fin qui jamais ne brusque la rive. Je rêve d’un amour semblable à une terre accueillante, où le regard de l’autre serait comme une rosée matinale : une présence attentive qui veille sur nos fragilités et fait éclore ce que nous avons de plus beau. Je rêve d’un homme qui, par mille attentions, me ferait sentir que je suis unique à ses yeux.

Je rêve d’une grande complicité, semblable à un phare dans la nuit, dont la lumière indique le chemin sans qu’aucun discours soit nécessaire. Je rêve que chaque confidence devienne un précieux trésor et que chaque geste attentionné soit une promesse silencieuse de rester unis. Je rêve qu’un jour, un homme me choisisse non pas pour un instant de bonheur, mais pour toute la beauté d’une vie partagée, afin que nous puissions vieillir ensemble, la main dans la main, avec cette tendresse profonde de deux êtres qui savent combien il est précieux de s’être enfin trouvés.

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dimanche 11 octobre 2026

Mon coeur est comme un désert

 

♥ Serge ♥ .

Il est en mon âme une peine si profonde que le temps lui-même semble impuissant à la guérir.

Mon cœur est comme un désert

Mon cœur est comme un désert de sable blond où le temps file dans mes rêves laissant les traces de ton absence s’égarer dans ma mémoire. Nul vent ne parvient à effacer les paysages que ton souvenir a dessinés en moi. Tu es là dans ma tête, inaccessible, comme une illusion qui me semble si réelle. Je cherche ta voix dans le silence qui se promène et me plonge dans une mer sans vagues, où mes mots s’enfoncent dans le sable et disparaissent sous mes yeux.

Mon cœur est comme un désert dont les dunes mouvantes gardent prisonniers les secrets du passé. Seuls les échos de mon cœur murmurent ton nom sous un ciel sans pluie, tandis que mon âme attend une goutte de tendresse pour refleurir. Mon amour, ma solitude immense, pareille à un désert dont les dunes de sable froid retiennent l’aube captive. Elle tarde à se lever et dans cette nuit qui s’étire, ton souvenir demeure ma seule étoile.  

Mon cœur est comme un désert qui porte le tombeau de mes propres élans. Il est oublié des saisons, là où les fleurs de l’amour se fanent comme des pages blanches que l'encre refuse de rejoindre. Il est comme un désert brûlé où même l'horizon semble trop loin pour accueillir mon espoir, où je ne trouve aucun point d'ancrage visible.

Mon amour, sans repère, je marche encore vers le mirage de ton retour, portant en moi des souvenirs que le temps n'a pas su ensevelir. Tu es resté l’amour de mes rêves malgré tes silences qui me hantent et ma solitude qui habite mon cœur, lequel espère toujours voir fleurir une rose sous tes pas.

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samedi 10 octobre 2026

Si tu pouvais te voir avec mes yeux


♥ Serge ♥

Si tu pouvais te voir avec mes yeux

Mon amour, il existe en toi un jardin silencieux dont les fleurs n'attendent qu'un rayon de soleil pour éclore. Tu portes en toi une chanson douce que le monde n'a pas encore pris le temps d'écouter, une beauté que nul reflet ne saurait révéler, une clarté qui ne se pose pas sur le visage, mais qui habite les profondeurs de l’âme comme une perle cachée au fond des eaux. Je ne peux oublier ces sourires qui illuminent tes yeux, ce regard chaleureux, cette joie profonde et sincère qui te pare de tendresse. Tes gestes purs et désintéressés ressemblent au parfum d’une rose qui se répand généreusement, sans condition, vers quiconque passe près d’elle. C’est dans ces attentions, dans cette façon d’être qui ne cherche ni les louanges ni les regards, que je découvre cette lumière discrète qui me donne envie de connaître encore davantage l’homme que tu es.

Il y a dans ta manière d’être quelque chose qui me touche profondément : ta douceur. Telle une rivière souterraine, elle ne cherche pas la lumière du jour, mais demeure comme un velours d’ombre en plein été. Elle est pour toi un refuge indispensable, sans jamais réclamer l’attention. Elle ressemble au parfum du jasmin de nuit, qui embaume l’air sans qu’on sache d’où il vient. Cachée derrière les massifs, cette fleur ne révèle sa beauté insoupçonnée qu’à celui qui prend le temps de regarder sous son feuillage.

Ta bonté, mon amour, me fait penser à la rosée du matin : elle nourrit la terre, abreuve les fleurs et fait renaître la nature en silence, alors que tout le monde dort. Elle ne cherche pas le spectacle et pourtant, sans elle, combien de fleurs auraient peine à s’épanouir ? Je me plais à imaginer que ta présence possède cette même douceur, qu’elle apporte parfois un peu de réconfort là où règne la peine, qu’elle dépose une lueur d’apaisement dans les cœurs sans même que tu en aies conscience. Il est des bontés qui ne font aucun bruit, mais qui laissent derrière elles une trace précieuse. Et c’est peut-être là, dans cette simplicité qui te ressemble, que réside une part de ta beauté incomparable.

J’imagine qu’au plus profond de toi, il existe des blessures que le temps n’a peut-être pas effacées. J’imagine aussi qu’un jardin invisible s’étend en toi, où poussent des orchidées qui, tout comme toi, semblent ressentir les émotions avec une grande intensité, percevoir les moindres variations de leur entourage et posséder une profonde empathie. Certaines de ces fleurs ont peut-être les pétales blessés par le vent des années, mais elles restent toujours capables de refleurir. J’y perçois ta grande sensibilité, semblable au saphir d’un disque vinyle, qui capte les moindres nuances et les harmoniques de la musique. Mais je voudrais que tu saches qu’à mes yeux, même les pétales meurtris possèdent une grande beauté qui mérite d’être aimée.

Mon amour, il y a dans ta beauté intérieure quelque chose que les mots peinent parfois à raconter. Elle ne porte ni couronne ni éclat ; elle se glisse dans les gestes que personne ne remarque, dans les attentions silencieuses et dans cette part de soi que l’on offre sans attendre de récompense. Peut-être ignores-tu toi-même la douceur que tu laisses derrière toi, mais il arrive que certaines personnes portent en elles une lumière dont elles ne connaissent pas la portée. Ton cœur est d’or : il sait apaiser une souffrance. Tu portes en toi cette tendresse cachée derrière tes silences, cette capacité d’accueillir les émotions que peu de gens savent reconnaître. Moi, mon amour, lorsque je pense à toi, je me demande si tu sais combien cette lumière compte à mes yeux et combien ton absence, en cet instant, me bouleverse au plus profond.

Mon bien-aimé, même dans tes silences, je devine parfois toute une vie intérieure, un carrefour où des pensées se croisent, où l’intensité de tes émotions se heurte parfois à l’impuissance des mots à les exprimer, et où certains sentiments n’osent pas toujours se dévoiler, par crainte de l’inconnu, tels des oiseaux timides dans leur cage. Je voudrais que tu saches que tu n’as pas besoin de tout expliquer pour avoir de la valeur à mes yeux. Il est des profondeurs que le cœur apprend à contempler sans les troubler.

Les années peuvent changer un visage, le temps peut effacer l’éclat de la jeunesse, mais il ne saurait mesurer la beauté d’une âme, cette beauté qui laisse une trace indélébile sans jamais chercher à dominer. Et c’est cette beauté-là que mon amour reconnaît en toi. Si seulement tu pouvais te regarder un instant avec mes yeux, tu découvrirais l’écho de ton propre esprit. Tu verrais la valeur de ta sensibilité, la délicatesse de certaines de tes pensées, cette humanité qui ne se mesure ni aux réussites ni aux apparences. Tu comprendrais pourquoi mon cœur s’attarde si longtemps auprès de ton souvenir.

Mon amour, je voudrais seulement aimer l’homme que tu es, avec tes forces, tes hésitations, tes fragilités et ces parties de toi que tu gardes peut-être secrètes. J’ai gardé précieusement cette empreinte singulière que tu as laissée en moi, ce quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’aucun autre être ne pourrait prendre exactement ta place. Ta beauté intérieure, mon amour, ne ressemble à aucune autre, parce qu’elle est la tienne.

Je dois encore t’avouer, mon amour, combien j’aimerais que tu reviennes vers moi. Le désir de te retrouver, nourri par la beauté de ton âme, est pour moi incomparable et irremplaçable. Et si je pouvais te confier un dernier souhait, ce serait celui-ci : que tu puisses un jour te voir avec mes yeux, ne serait-ce qu’un instant, et découvrir toute la beauté que mon cœur, lui, n’a jamais cessé de reconnaître en toi.

©Janedeau Tous droit réservés

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