Il est en mon âme une peine si profonde que le temps lui-même semble impuissant à la guérir.
Mon cœur est
comme un désert
Mon cœur est
comme un désert de sable blond où le temps file dans mes rêves laissant les
traces de ton absence s’égarer dans ma mémoire. Nul vent ne parvient à effacer les
paysages que ton souvenir a dessinés en moi. Tu es là dans ma tête, inaccessible,
comme une illusion qui me semble si réelle. Je cherche ta voix dans le silence
qui se promène et me plonge dans une mer sans vagues, où mes mots s’enfoncent
dans le sable et disparaissent sous mes yeux.
Mon cœur est
comme un désert dont les dunes mouvantes gardent prisonniers les secrets du
passé. Seuls les échos de mon cœur murmurent ton nom sous un ciel sans pluie, tandis
que mon âme attend une goutte de tendresse pour refleurir. Mon amour, ma
solitude immense, pareille à un désert dont les dunes de sable froid retiennent
l’aube captive. Elle tarde à se lever et dans cette nuit qui s’étire, ton
souvenir demeure ma seule étoile.
Mon cœur est
comme un désert qui porte le tombeau de mes propres élans. Il est oublié des saisons,
là où les fleurs de l’amour se fanent comme des pages blanches que l'encre
refuse de rejoindre. Il est comme un désert brûlé où même l'horizon semble trop
loin pour accueillir mon espoir, où je ne trouve aucun point d'ancrage visible.
Mon amour, sans
repère, je marche encore vers le mirage de ton retour, portant en moi des
souvenirsque le temps
n'a pas su ensevelir. Tu es resté l’amour de mes rêves malgré tes silences qui
me hantent et ma solitude qui habite mon cœur, lequel espère toujours voir
fleurir une rose sous tes pas.
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reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon
autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation
non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu
aux recours prévus par la loi.
Mon amour,
il existe en toi un jardin silencieux dont les fleurs n'attendent qu'un rayon
de soleil pour éclore. Tu portes en toi une chanson douce que le monde n'a pas
encore pris le temps d'écouter, une beauté que nul reflet ne saurait révéler,
une clarté qui ne se pose pas sur le visage, mais qui habite les profondeurs de
l’âme comme une perle cachée au fond des eaux. Je ne peux oublier ces sourires
qui illuminent tes yeux, ce regard chaleureux, cette joie profonde et sincère
qui te pare de tendresse. Tes gestes purs et désintéressés ressemblent au
parfum d’une rose qui se répand généreusement, sans condition, vers quiconque
passe près d’elle. C’est dans ces attentions, dans cette façon d’être qui ne
cherche ni les louanges ni les regards, que je découvre cette lumière discrète
qui me donne envie de connaître encore davantage l’homme que tu es.
Il y a dans
ta manière d’être quelque chose qui me touche profondément : ta douceur. Telle
une rivière souterraine, elle ne cherche pas la lumière du jour, mais demeure
comme un velours d’ombre en plein été. Elle est pour toi un refuge
indispensable, sans jamais réclamer l’attention. Elle ressemble au parfum du
jasmin de nuit, qui embaume l’air sans qu’on sache d’où il vient. Cachée
derrière les massifs, cette fleur ne révèle sa beauté insoupçonnée qu’à celui
qui prend le temps de regarder sous son feuillage.
Ta bonté,
mon amour, me fait penser à la rosée du matin : elle nourrit la terre, abreuve
les fleurs et fait renaître la nature en silence, alors que tout le monde dort.
Elle ne cherche pas le spectacle et pourtant, sans elle, combien de fleurs
auraient peine à s’épanouir ? Je me plais à imaginer que ta présence possède
cette même douceur, qu’elle apporte parfois un peu de réconfort là où règne la
peine, qu’elle dépose une lueur d’apaisement dans les cœurs sans même que tu en
aies conscience. Il est des bontés qui ne font aucun bruit, mais qui laissent
derrière elles une trace précieuse. Et c’est peut-être là, dans cette
simplicité qui te ressemble, que réside une part de ta beauté incomparable.
J’imagine
qu’au plus profond de toi, il existe des blessures que le temps n’a peut-être
pas effacées. J’imagine aussi qu’un jardin invisible s’étend en toi, où
poussent des orchidées qui, tout comme toi, semblent ressentir les émotions
avec une grande intensité, percevoir les moindres variations de leur entourage
et posséder une profonde empathie. Certaines de ces fleurs ont peut-être les
pétales blessés par le vent des années, mais elles restent toujours capables de
refleurir. J’y perçois ta grande sensibilité, semblable au saphir d’un disque
vinyle, qui capte les moindres nuances et les harmoniques de la musique. Mais
je voudrais que tu saches qu’à mes yeux, même les pétales meurtris possèdent
une grande beauté qui mérite d’être aimée.
Mon amour,
il y a dans ta beauté intérieure quelque chose que les mots peinent parfois à
raconter. Elle ne porte ni couronne ni éclat ; elle se glisse dans les gestes
que personne ne remarque, dans les attentions silencieuses et dans cette part
de soi que l’on offre sans attendre de récompense. Peut-être ignores-tu
toi-même la douceur que tu laisses derrière toi, mais il arrive que certaines
personnes portent en elles une lumière dont elles ne connaissent pas la portée.
Ton cœur est d’or : il sait apaiser une souffrance. Tu portes en toi cette
tendresse cachée derrière tes silences, cette capacité d’accueillir les
émotions que peu de gens savent reconnaître. Moi, mon amour, lorsque je pense à
toi, je me demande si tu sais combien cette lumière compte à mes yeux et
combien ton absence, en cet instant, me bouleverse au plus profond.
Mon
bien-aimé, même dans tes silences, je devine parfois toute une vie intérieure,
un carrefour où des pensées se croisent, où l’intensité de tes émotions se
heurte parfois à l’impuissance des mots à les exprimer, et où certains
sentiments n’osent pas toujours se dévoiler, par crainte de l’inconnu, tels des
oiseaux timides dans leur cage. Je voudrais que tu saches que tu n’as pas
besoin de tout expliquer pour avoir de la valeur à mes yeux. Il est des
profondeurs que le cœur apprend à contempler sans les troubler.
Les années
peuvent changer un visage, le temps peut effacer l’éclat de la jeunesse, mais
il ne saurait mesurer la beauté d’une âme, cette beauté qui laisse une trace
indélébile sans jamais chercher à dominer. Et c’est cette beauté-là que mon
amour reconnaît en toi. Si seulement tu pouvais te regarder un instant avec mes
yeux, tu découvrirais l’écho de ton propre esprit. Tu verrais la valeur de ta
sensibilité, la délicatesse de certaines de tes pensées, cette humanité qui ne
se mesure ni aux réussites ni aux apparences. Tu comprendrais pourquoi mon cœur
s’attarde si longtemps auprès de ton souvenir.
Mon amour,
je voudrais seulement aimer l’homme que tu es, avec tes forces, tes
hésitations, tes fragilités et ces parties de toi que tu gardes peut-être
secrètes. J’ai gardé précieusement cette empreinte singulière que tu as laissée
en moi, ce quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’aucun autre être ne
pourrait prendre exactement ta place. Ta beauté intérieure, mon amour, ne
ressemble à aucune autre, parce qu’elle est la tienne.
Je dois
encore t’avouer, mon amour, combien j’aimerais que tu reviennes vers moi. Le
désir de te retrouver, nourri par la beauté de ton âme, est pour moi
incomparable et irremplaçable. Et si je pouvais te confier un dernier souhait,
ce serait celui-ci : que tu puisses un jour te voir avec mes yeux, ne serait-ce
qu’un instant, et découvrir toute la beauté que mon cœur, lui, n’a jamais cessé
de reconnaître en toi.
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Il existe
quelque part, mon amour, une contrée secrète que je suis seule à connaître, un
endroit où mon cœur se retire pour te retrouver, dans mon port d’attache, là où
nos deux rivières s'unissent pour ne former qu'un seul cours d'eau, où nous
pouvons enfin se rejoindre sans craindre l’absence ni le silence. J’ai
découvert ce rivage de falaises sablonneuses et de dunes sauvages où la brise
vient effleurer les herbes hautes et déposer sur mes épaules la douceur de tes
souvenirs. Lorsque je ferme les yeux, j’imagine que tu es près de moi, rêveur.
La solitude alors est moins vaste.
Dans cette
contrée où ton âme erre, je vois le reflet de ton visage sur des miroirs d’eau.
Les nuits ont la douceur du velours et les astres veillent sur nos rêves comme
de minuscules flammes qui refusent de s’éteindre. J’y garde précieusement
chaque parcelle de toi, chaque sourire entrevu dans tes yeux, chaque instant
que mon cœur aurait voulu retenir. Il y a entre les buissons fleuris, une
source dissimulée qui se cache, un puits profond où je viens puiser l’essence même de mon
amour pour toi. Jamais son eau ne se tarit, car ton souvenir demeure au fond de
moi aussi vivant qu’au premier jour.
Sur les
rives de notre contrée, l’onde murmure des mots trop intimes pour germer à la
lumière. Elle emporte mes tendresses, mes regrets et mes espoirs, puis revient
doucement vers moi comme le fait la marée qui retourne toujours le rivage, semblant
avoir recueilli quelque part un peu de ton âme. Oh comme j’aimerais que tu
connaisses ce pays invisible où je ne cesse de t’attendre sans reproches, où
mes bras demeurent ouverts et où mon cœur ne te demande rien d’autre que d’être
toi-même. Là, tu pourrais déposer tes silences, tes fatigues et tout ce que le
monde ne sait pas entendre.
Parfois lorsque
le soir descend sur mon gîte, je laisse le vent traverser mes pensées et je lui
confie encore ton nom, espérant qu’il traversera toutes les vallées et déposera entre
tes mains, toute ma tendresse. Notre contrée secrète est aussi une berceuse que
je fredonne tandis que chantent les d’oiseaux qui survolent ton ciel de nuit
étoilé.Leurs notes d’or s’unissent en une
sublime symphonie, celle de mon cœur qui, dans le secret de la nuit, ne sait
chanter que pour toi. Si tu le désirais, tu pourrais aussi venir y déposer tes
secrets et tes rêves d’errance.
Si tu savais
combien de fois j’ai fait de cet endroit une prière silencieuse, pour qu’un
jour, si ton cœur le désire, tu puisses retrouver le chemin de cette tendresse
qui n’a jamais cessé de t’attendre. Et si un jour tu découvrais l’existence de
cette contrée, mon amour, tu comprendrais qu’elle est née de l’essence de mon
être, nourrie par mes rêves et protégée par mes larmes. Elle est ce royaume que
je garde en moi, ce lieu que personne ne peut me ravir, parce que depuis
toujours, au plus profond de mon cœur, notre contrée secrète porte ton nom et
le mien.
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Quand le calme
s’installe, les nuits chantent des secrets que le jour refuse d’entendre, leurs
mélodies viennent se déposer sur mes rêveries. Je pense encore à toi mon
bien-aimé. Dans mon cœur qui déborde d’amour, ton souvenir m’enlace. Le silence
devient une musique qui s’éternise sur une barque de lune où chaque étoile suspendue
au firmament comme des notes d’or, compose pour nous une chanson que personne d’autre
ne peut entendre ni peut connaitre le secret de mon amour pour toi.
Et en cette
nuit qui descend, mon esprit divague sur les eaux où la mer d’à côté accompagne
son chant de vagues lentes venues mourir sur les rivages de l’oubli. Dans la
profondeur de ces ténèbres, ta voix renaît toujours dans ma mémoire, je ferme
alors les yeux pour l’entendre encore et encore.
Mon amour, j’aimerais
pouvoir confier au vent mes mots d’amour pour toi lorsque tout autour de moi devient
obscur. Il y a des nuits pareilles à des hivers éternels où tonempreinte laissée sur le sol gelé devient
si immense que même la lune paraît chercher ton visage au fond de mes pensées. Alors
je laisse mon âme suivre le chant des nuits jusqu’à cette île brumeuse où ton
souvenir demeure éveillé. Les nuits chantent ce que mes lèvres n’osent plus
dire et dans leur musique, j’entends encore ton nom.
Puis lorsqu’au
petit matin, l’aube aux doigts argentés vient interrompre cette sublime mélodie,
je garde encore au creux de mon cœur la chanson que la nuit m’a murmurée de toi.
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