samedi 25 juillet 2026

Ma solitude


♥ Serge ♥

Ma solitude

Mon amour, la solitude se tait comme le silence, sur un jardin endormi. Même les fleurs semblent la reconnaitre. Les roses ne livrent plus leurs secrets parfumés. Et les tournesols qui montent jusqu’au ciel oublient le soleil.

  Depuis longtemps, elle habite ma maison. Chaque soir, elle prend ta place là où j’aurais voulu voir ton sourire dans les yeux. Mais la nuit qui décroche une étoile m’emporte loin de ton ile. Alors je marche sur les vagues cueillant des gerbes d’écume pour que n’apparaissent pas mes larmes. Les oiseaux des rivages se laissent porter par les ailes du vent. Les marées écoutent gronder les ressacs contre les écueils.  Mon âme fait naufrage.

 Mais je pense encore à toi mon amour, mon cœur a gardé ton nom. Celui que tous les océans du monde n’ont pu emporter. Mon horizon de rêve est une fenêtre qui s’ouvre sur ton souvenir. Ton ombre chaque jour veille dans mes pensées. Ma solitude refuse de te quitter. Dis-moi, pourras-tu à jamais m’aimer et me revenir ? Est-ce que je saurai survivre ? Laisseras-tu un jour, ton cœur dériver entre mes bras et effacer les tourments de ma solitude ?

©Janedeau





 

vendredi 24 juillet 2026

Dérive


♥ ♥

Dérive

Mon amour, ce soir, la tristesse baigne dans mes yeux et le ciel porte la couleur  de ma défaite. Depuis ce matin, le vent ne frappe plus à ma porte disant ton nom, il passe sans s’arrêter comme s’il avait oublié le chemin de mon existence.

 La mer me fait osciller de droite à gauche portant ma barque sur des vagues en furie, le brouillard s’installe et je ne distingue plus la rive où je croyais accoster. Ce soir ma barque dérive. Je rame encore mais mes mains sont fatiguées. Je regarde les étoiles et j’ai l’impression qu’elles m’évitent car elles ne me conduisent plus jusqu’à tes yeux. Je me demande si quelque part, tu lèves parfois ton regard vers ce même ciel. Si une pensée de moi traverse ton cœur. J’aimerais croire que oui.

 Mais la nuit qui reste toujours éveiller semble disperser les déchirures du silence ou désassembler quelques rêves trop fragiles. Immobile, j’écoute la rosée du soir écrire sur les vitres, une lettre que personne ne lira. Chaque goutte ressemble à un mot que je n’ai jamais eu le courage de te dire. Toi, tu vas ici et là, dans un autre refuge où parait la lumière. Ce soir, le courage m’abandonne, ma flamme vacille et je sens l’espérance glisser entre mes doigts. Pourtant il demeure tout au fond de moi, une chose que la tristesse n’a pas réussi à emporter, une minuscule braise, si discrète que je dois presque fermer les yeux pour la voir.

 À trop vouloir t’aimer, l’attente m’a brûlée. Elle a fait céder les barrages des saisons.  Les étoiles lointaines deviennent des îles. Et toi, à quelque part au bout de l’horizon tu donnes du bonheur à ce monde de l’univers qui n’est pas mien.  Que pourrais-je donc désirer ? Ma vie n’est encore que défaite m’enfonçant toujours un peu plus sur des sables mouvants. J’ai le cœur sans amour, blessé et brisé. Pourquoi pour toi, suis-je donc moins que les autres ?

 Que demander maintenant à la vie… Peut-être de prendre soin de ce cœur qui t’a aimé sans compter. Et si au détour d’une rêve, tu entends ton nom porté par une vague, ne cherche pas d’où elle vient. Ce sera simplement mon amour qui continue de naviguer même lorsque l’espoir semble sombrer.

©Janedeau


 

jeudi 23 juillet 2026

Viendras-tu enfin

♥ Serge ♥

Viendras-tu enfin

Mon amour, la nuit ne dort jamais. Elle marche dans mes rêves et glisse dans mes yeux, des myriades d’étoiles. Je lui ai confié ton nom et le vent à ma fenêtre, me parle de toi et berce le souvenir de ton amour qui refuse de s’éteindre.

 Oh grande rêveuse que je suis ! J’imagine que la brise de l’été s’attarde un instant dans tes cheveux et peu après me parvient avec un peu de ta présence. Lorsqu’elle effleure mon visage, j’aime à penser qu’elle a gardé le secret de ton souffle. En fermant les yeux, je vois la mer sous mon ciel de lune. Elle défait ses colliers d’écume comme si chaque vague ressemblait à une lettre d’amour écrite pour toi. Si tu savais comme j’aime ce moment de tranquillité où semblent respirer plus doucement, les cadrans et ton image entre mes bras, frissonner fiévreusement.  

 Sous l’immense jardin du ciel, les oiseaux se taisent et j’entends presque mes rêves déployer leurs ailes. C’est dans ce silence que je te retrouve. Tu viens à ma rencontre, dans mes pensées, déposer sur mes lèvres des rivières de tendresse. Ta présence est comme une promesse invisible.

 Mon amour que j’aime, la nuit tisse des voiles de rêves et m’endort dans tes bras. Quand vient l’aube effacer les cités d’étoiles et étende sous mes yeux des champs de rosée, je sais que le soleil s’endormira encore sur ton ombre.  Je sais aussi que chaque soir, lorsque le ciel fermera ses paupières, c’est encore vers toi que s’envoleront mes rêves.

 Dis-moi, entends-tu l’appel de tout l’univers qui t’attend aussi ardemment que moi ? Viendras-tu enfin sceller mes rêves à tes désirs ? Je suis là mon amour. M'aimeras-tu aussi longtemps que durera l'éternité ?

©Janedeau