jeudi 10 septembre 2026

Les mots que mon coeur te confie

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♥ Serge ♥

 Les mots que mon cœur te confie

Là où les vagues bleues viennent mourir contre le rivage, mes mots cherchent encore un chemin jusqu’à toi. Et lorsque le soir étend ses voiles sur la mer, ma plume s’éveille dans le silence, comme si ton souvenir venait doucement lui prendre la main. Sous les nuées voyageuses, j’envoie mes pensées vers les grandes étendues, espérant qu’une brise les conduira jusqu’à ton cœur.

 Mes mots sont nés de ton absence, de ces longues heures où mon âme écoute au loin la rumeur du monde en attendant quelque chose de toi. Où que je sois, ma pensée revient vers ce même rivage intérieur où ton souvenir demeure, comme une barque que les flots auraient refusé d’emporter. Tout ce que je n’ai jamais su déposer entre tes mains, je le confie maintenant à ma plume, mot après mot, comme on confie une prière au vent. Si tu savais combien de fois ton nom a tremblé au bord de mes lèvres avant de devenir encre sur le papier.

 Quand la nuit frémit sous les branches et que les oiseaux se taisent, j’entends parfois mon cœur continuer de t’appeler dans l’obscurité. Une étoile après l’autre, je cherche dans le ciel un signe qui me dirait que quelque part, ta pensée vient aussi jusqu’à moi. Et je me surprends à croire que le vent connaît les chemins secrets qui relient les êtres lorsque leurs mains ne peuvent plus se rejoindre. Même l’aube, lorsqu’elle dépose sa lumière pâle sur les roses encore couvertes de rosée, me ramène à toi. On dirait alors que le monde entier devient une lettre ouverte, et que chaque frémissement de feuille y murmure quelque chose de ton passage.

Nulle part je ne peux échapper à cette douce empreinte que tu as laissée en moi : je la retrouve dans les rivières, dans les vallées, dans la lumière qui glisse sur les chemins. C’est peut-être pour cela que j’écris : pour que mon amour puisse accoster là où moi, je ne peux aller. On dirait que ses ondes bleutées entourant ton île est comme une immense muraille d’eau. Emporté dans ton souvenir, je rassemble les morceaux de ces instants qui continuent de vivre au fond de moi, comme des coquillages gardant le secret de la mer.

Un soir, peut-être, mes mots trouveront ton silence et y déposeront toute la tendresse que mes lèvres ont gardée prisonnière. Rien ne pourra alors leur demander d’où ils viennent, car ils porteront simplement la trace de mon cœur. Tu ne le sais peut-être pas, mais derrière chaque phrase se cache une parcelle de toi, un reflet de ton regard, une inflexion de ta voix, un souvenir que le temps n’a pas réussi à dissoudre.

Et si mes billets doux ressemblent parfois à des barques perdues sur les flots, c’est qu’ils cherchent tous le même quai, celui où ton cœur pourrait enfin les accueillir. Chaque mot que j’écris est une façon de tendre la main à travers la distance. Où que m’emporte la nuit, ma plume revient toujours vers toi, comme l’oiseau migrateur retrouve son ciel après les longs détours de l’hiver. Ne crois jamais que ce ne sont que des mots : j’y ai versé mes silences, mes attentes, mes nuits sans sommeil et tout ce que mon cœur n’a jamais cessé de garder pour toi. Finalement, je crois que ma plume connaît mieux que moi le chemin de ton âme, puisqu’elle y revient sans cesse, même lorsque je lui demande de partir ailleurs. Il suffit d’un souffle, d’une lumière sur l’eau, d’une rumeur venue du large pour que tout recommence : je pense à toi, et mon cœur se remet à écrire. Et lorsque mes derniers mots s’éteindront sur la page, il restera peut-être, entre les lignes, cette vérité que je n’ai jamais su cacher : depuis que mon cœur t’a reconnu, mes mots ne savent plus aller ailleurs.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.



 

mercredi 9 septembre 2026

Le chant qui connait ton nom



 

♥ Serge  ♥

Le chant qui connaît ton nom

 À ma fenêtre ce matin, il y a dans le chant d’un oiseau quelque chose qui m’attendrit comme s’il venait d’un endroit éloigné pour déposer un secret que je suis seule à comprendre. Il chante dans les banches encore baignées de brume et sa voix légère monte vers le ciel comme une prière qui chercherait son chemin jusqu’à toi.

  Je l’écoute et je pense à ta voix, à cette façon qu’elle aurait de traverser le silence pour venir se poser quelque part en moi. Peut-être que les oiseaux connaissent les chemins secrets que nous ignorons, ceux qui passent au-dessus des vallées, des rivières et des flots bleus, ceux qui relient les cœurs même lorsque les distances semblent infranchissables.

 Dis-moi mon amour, peut-on y croire ? Serait-il être un messager ? Aurait-il croisé ton chemin avant de venir chanter près de ma fenêtre, portant un écho de ton monde ? Et tandis qu’il reprend son envol, je me demande s’il sait combien certains chants ressemblent à des souvenirs, combien certaines voix peuvent rester en nous bien après que le silence les a emportées.

 La sienne s’éloigne peu à peu, mais la mienne demeure tournée vers toi. Parfois, j’aimerais confier mon amour aux ailes d’un oiseau, car ma timidité m’empêche de te dire tout ce que mon cœur brûle de déposer entre tes mains. Je voudrais qu’il traverse le ciel jusqu’à toi, qu’il se pose près de ta fenêtre et qu’il te murmure doucement, à ma place, tous ces mots que mes lèvres gardent prisonniers, ces mots qui tremblent en moi depuis si longtemps et que je n’ai jamais eu le courage de te donner.

 Je voudrais qu’il te chante mon attente, mes nuits où ton absence veille avec moi, mes matins où ton souvenir revient avant même la lumière. Peut-être qu’un jour, au détour d’une aube encore pâle, j’entendrai un chant différent, un chant qui aura traversé l’horizon pour me dire que quelque part, toi aussi, tu penses à moi. Alors je fermerai les yeux, simplement pour écouter, car je saurai peut-être enfin que l’amour, comme les oiseaux, connaît des chemins invisibles pour revenir jusqu’au cœur de ceux qui l’attendent.

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mardi 8 septembre 2026

Quand ton souvenir me rejoint


♥ Serge ♥ 

Quand ton souvenir me rejoint

J’aime la pluie lorsqu’elle glisse à ma fenêtre, que sous la grisaille des nuées, ta pensée chemine doucement sur mon chemin pour venir me rejoindre. Elle tombe sur les roseaux qui frémissent au bord de l’eau et leur murmure ressemble à un aveu que le vent aurait gardé de toi. Je contemple les gouttes ruisseler sur ma fenêtre. Et je les imagine venues de très loin ayant traversé les vallées, les champs et les grands chemins du ciel pour accoster enfin près de moi. Alors la nuit frémit sous le passage du vent, les nuées s’effilochent au-dessus des chaumières et dans leur grand tourbillon, je crois reconnaître quelque chose de ton âme.  

 Il suffit parfois d’une pluie pour que mon cœur s’emballe et se mettre à espérer comme si chaque goutte portait une parcelle de ta présence mon amour. Et dans le silence où ton absence devient plus profonde, je viens boire à la fontaine de ton souvenir, cette source secrète où mes lèvres retrouvent encore le goût de tes mots, la douceur de ta voix et la lumière de ton regard. Je ne sais pas si tu penses à moi lorsque la pluie tombe, mais j’aimerais croire qu’au même instant, quelque part sous le même ciel, une goutte s’attarde contre ta fenêtre et te murmure mon nom.  

Alors je laisse la pluie couler, les roseaux danser, je laisse le vent soulever les nuées car peut-être que parmi ses murmures, il y en a un qui vient de toi et qui après avoir longtemps errer sur les flots, vient doucement au rivage de mon cœur.

©Janedeau Tous droit réservés

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lundi 7 septembre 2026

Là où mes mots te cherchent

♥ Serge ♥

Là où mes mots te cherchent

Mon amour, ma plume ne connait que ton chemin, je n’écris que pour toi. Peut-être est-ce pour cela que mes mots reviennent toujours vers la même rive comme des oiseaux qui malgré l’immensité du ciel retrouvent inlassablement le chemin de leur nid, Je pourrais remplir des pages entières de lumière, de fleurs, de rivières et de grands horizons mais au bout de chaque phrase, c’est encore ton visage que ma plume cherche dans la brume. Tu es devenu cet antre secret où mes mots vont se réfugier lorsque mon cœur ne sait plus comment te rejoindre.

J’écris ton nom sans l’écrire, je le glisse dans le bruissement des feuilles, dans la rumeur des flots bleus, dans le dernier éclat de l’aube lorsqu’elle vient doucement entrouvrir le ciel.  J’écris parce qu’il y a en moi tant de choses que je n’ai jamais su te dire, tant de tendresse restée suspendue à mes lèvres comme une larme qui refuse de s’échapper de mes yeux. Chaque mot est une parcelle de moi que je laisse partir vers toi. Chaque phrase est une main tendue dans le silence. Chaque billet est une petite lumière allumée au bord de la nuit, au cas où ton regard passerait un jour par là. 

Je ne sais pas si tu devines tout ce qui se cache derrière mes mots, mais je sais que certains silences savent parler plus profondément que les voix. Et si tu lis entre mes lignes, peut-être entendras-tu le battement d’un cœur qui t’appelle encore. Je voudrais que tu comprennes que je n’écris pas seulement avec ma plume, mais avec tout ce que ton absence a laissé en moi : les nuits trop longues, les matins où ton souvenir arrive avant le soleil, les rêves où je retrouve un instant ta présence avant de me réveiller seule. J’écris avec cette part de mon âme qui continue de croire que deux êtres peuvent se retrouver quelque part, même après avoir longtemps marché sur des chemins différents.

Et parfois, lorsque le soir descend sur ma fenêtre, je me demande où vont mes mots après avoir quitté mon cœur. Peut-être que le vent les emporte jusqu’à toi. Peut-être qu’ils traversent les vallées, frôlent les arbres, passent au-dessus de la mer et viennent se poser quelque part près de ton silence. J’aimerais tant qu’un seul d’entre eux trouve ton cœur et y demeure assez longtemps pour que tu comprennes tout ce que je n’ai jamais su te dire. Car derrière mes phrases, derrière mes métaphores, derrière toutes ces images que je t’offre comme autant de petits morceaux de ciel, il n’y a qu’une vérité, une seule, celle qui revient toujours lorsque tout le reste se tait : je t’aime. Et c’est peut-être pour cela que je n’écris que pour toi, parce que depuis que mon cœur t’a reconnu, même mes mots ne savent plus aller ailleurs.

©Janedeau Tous droit réservés

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 Tout ce que j'écris pour toi est vraiment mon ressenti

et je demeure toujours dans ton attente

sinon je crois vraiment que je mourrais 

Me rejoindras-tu un jour ?

Mes mots toucheront-ils ton coeur ?