♥ Serge ♥
L’automne
Nous voilà arrivés dans la beauté du déclin, l’automne presse les jours à devenir plus sombres et le temps se fait mélancolique. Parfois une brise d’automne palpite encore dans les jardins attristés qui semblent retenir leur souffle devant leurs feuillages luttant contre la froidure des nuits. Sur la mousse des champs, circule un frisson. Dans toute cette beauté du jour, j’ai le cœur qui s’étonne.
Ton souvenir en cette période est comme une admirable toile de fond où les couleurs chatoyantes se mélangent et se côtoient. Pareil à mon cœur qui se souvient de ta rencontre, de tes mots sublimes écrits pour moi, de nos sorties ensemble et de cette nuit merveilleuse passée entre tes bras. Mon amour, mon seul regret fut ma timidité qui m’a fait faire des erreurs impardonnables. Depuis ma peine n’a cessé de germer.
Depuis, on dirait que cette saison morne vient me narguer. Le vent vient secouer les arbres comme s’il cherchait, lui aussi, quelque chose qu’il ne retrouve plus. Tout comme mon cœur qui ne trouve plus ton âme. Les feuilles quittent une à une leurs abris et les arbres se dénudent. Mes pensées cherchent toujours ton rivage mon bien-aimé. Ton souvenir gît dans mon cœur et coule dans mes veines comme une rivière. Je tends les mains sous la brume de mes yeux, espérant encore et encore te trouver.
La mer a pris les couleurs de l’automne et sur les eaux grises, le vent emporte les derniers reflets des nuits d’été bleues. Ses vagues viennent mourir sur le rivage avec la même mélancolie que la mienne, tandis que mon cœur s’attarde encore là où ton souvenir demeure.
Dans le bruissement des feuilles, il me semble parfois entendre ta voix mais lorsque le vent agité se lève, le silence revient s’étendre dans mon cœur. Je cherche alors l’écho de ta voix qui m’emporterait dans ton asile. Mon amour, je pense à toi si fort que j’en frissonne et j’ai mal de ton absence.
Derrière ses couleurs rougies de l’automne, sous son teint blafard, je grelotte. Je suis seule ne pouvant déposer dans tes mains, mes mots d’amour, Espérant toujours qu’un beau jour, tu comprennes ma timidité, ma tristesse sans toi, que tu me reviennes avec le désir d’effacer en mon cœur toutes ces blessures qui ont suivi le cours des marées, et qu’enfin tu veuilles que je sois pour toujours ton unique amour.
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