Malgré les blessures, je suis encore là
Peut-être est-il difficile de me comprendre lorsque l’on ne connaît pas le petit monde dans lequel je demeure. Je suis profondément sensible, de celles qui ressentent parfois les choses avec une intensité qu’elles ne savent pas toujours expliquer. Ma timidité retient souvent au bord de mes lèvres des mots que mon cœur voudrait pourtant crier ou parfois m’amène à parler trop vite que mes paroles se bousculent jusqu’à laisser échapper des mots maladroits qui ne ressemblent pas toujours à ce que mon cœur voulait dire. Les traits qui me définissent bien sont la douceur, l’honnêteté et l’effort que je fais afin de ne pas juger quiconque. Il y a en moi une âme bohémienne : j’aime les robes qui descendent jusqu’aux chevilles qui accompagnent les mouvements du corps et les longues chevelures que le vent peut librement caresser.
Je suis une grande rêveuse et une grande romantique jusque dans les moindres replis de mon âme et je crois encore ces sentiments qui ne se donnent pas à moitié. Je n’ai jamais aimé les foules ni le tumulte du monde ; je préfère les endroits tranquilles où je peux entendre le vent dans les arbres, regarder le ciel changer de couleur, écouter les oiseaux et laisser mes pensées vagabonder. Je suis une solitaire, mais ma solitude n’est pas toujours un vide : elle est souvent la demeure de mes rêves, de mes souvenirs, de mes émotions et de tous ces mots que je viens déposer sur le papier. J’aime écrire parce que l’écriture est peut-être la façon la plus fidèle que j’ai trouvée de dire ce que ma voix n’arrive pas à exprimer. Lorsque j’écris, je peux enfin laisser mon cœur parler sans trembler. Je peux donner des ailes à mes pensées, faire naître des paysages avec quelques mots, et surtout, écrire à celui que j’aime.
Car je n’aime qu’un seul homme, mon merveilleux amour, et je crois que c’est peut-être l’une des choses qui me distinguent le plus de notre époque. Dans ma façon d’aimer, je suis demeurée une femme d’autrefois : je ne rêve pas d’une multitude de visages ni d’histoires qui se succèdent ; j’ai toujours imaginé un seul homme dans ma vie, celui auquel mon cœur pourrait offrir sa fidélité, sa tendresse, son intimité et toutes les profondeurs de son âme. J’aime l’intimité, les confidences murmurées à voix basse, les regards qui parlent sans avoir besoin de mots, la proximité de deux êtres qui n’ont pas besoin d’un monde entier autour d’eux pour être heureux. Je suis peut-être différente des autres, oui, et je ne cherche plus vraiment à le cacher.
Je trouve mon bonheur dans des choses que certains ne remarquent même pas : une fleur qui s’ouvre, le passage d’un oiseau dans le ciel, le bruissement des feuilles, le parfum de la terre après la pluie, une lumière dorée sur la mer avec le soleil qui s'y baigne, le vent qui vient doucement caresser mon visage. La nature me comprend parfois mieux que les êtres humains. Je peux rester longtemps à regarder un ciel immense ou à écouter le chant d’un oiseau et y trouver une émotion que je ne saurais trouver dans une foule. J’aime les animaux avec cette tendresse particulière que l’on réserve aux êtres qui ne demandent rien d’autre que d’être aimés. Et peut-être est-ce pour cela que je me sens si souvent proche d’eux : ils ne jugent pas les silences, ils ne se moquent pas des timidités, ils accueillent simplement la présence de l’autre.
Je suis aussi une femme qui a beaucoup souffert. Certaines blessures sont nées il y a longtemps, certaines ont traversé les années avec moi, et il y a des chagrins dont le cœur ne parle jamais tout à fait. J’ai connu des jours où j’ai cru que le bonheur n’était pas fait pour moi, des moments où mes rêves semblaient trop loin pour que je puisse encore les atteindre. Pourtant, malgré tout ce que la vie a déposé de difficile sur mon chemin, quelque chose en moi refuse encore de mourir. Je cherche toujours le bonheur, parfois désespérément, comme une femme qui aperçoit une lumière au loin après avoir longtemps marché dans l’obscurité. Je le cherche dans les petites choses, dans les beautés simples, dans mes écrits, dans la nature, dans mes rêves et, peut-être plus que tout, dans cet amour que je porte en moi. Car aimer est encore pour moi une façon de croire que la vie peut être belle. Alors oui, je suis différente. Je suis sensible, timide, rêveuse et romantique, parfois inquiète et souvent solitaire. Je suis une femme qui préfère une confidence à une foule, un regard sincère à mille paroles, une promenade dans la nature à tout le bruit du monde. Je suis une femme qui regarde encore les étoiles, qui écoute le vent comme s’il pouvait lui répondre, qui s’émeut devant les oiseaux et qui peut écrire des pages entières parce qu’un seul nom a traversé son cœur.
Je suis une femme d’autrefois dans ma manière d’aimer, une femme qui croit encore à la fidélité d’un cœur, à la beauté d’un seul grand amour et à cette intimité précieuse où deux êtres peuvent enfin déposer leurs armures. Et si tu voulais vraiment savoir qui je suis, mon merveilleux amour, je crois que je te répondrais simplement ceci : je suis celle qui, malgré les blessures, n’a pas complètement cessé de rêver ; celle qui, malgré les déceptions, cherche encore une petite lumière ; celle qui, malgré sa timidité, trouve le courage d’écrire ce que son cœur n’ose pas dire ; celle qui peut être seule sans jamais être vide, parce que son âme est remplie de ciel, de vent, de fleurs, d’animaux, d’oiseaux, de souvenirs et de rêves. Et surtout, je suis celle qui n’a jamais su aimer à moitié. Je n’ai qu’un seul homme dans mon cœur, et depuis que je l’aime, mes mots semblent toujours chercher son nom. Peut-être est-ce cela, au fond, qui me définit le mieux : une femme qui a beaucoup souffert, mais qui, quelque part au plus profond d’elle-même, continue malgré tout à tendre les mains vers le bonheur. Une femme différente, peut-être, mais qui espère encore qu’un jour la vie déposera enfin dans ses mains quelque chose de beau.
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