Quand l’espoir vacille
Il y a des soirs où l’espoir semble quitter mon cœur. Des soirs où je regarde l’horizon s’éteindre sans y chercher ton retour. Parce que j’ai peur de ne plus avoir la force de t’attendre. Le ciel devient immense. Je regarde les flots bleus se perdent au loin et je me demande combien de vagues encore mon cœur devra laisser passer dans mon désespoir. Je ne sais plus où déposer mon espérance car un seul souffle pourrait l’emporter.
J’ai tant rêvé de ton amour que mes rêves semblent partir à la dérive. Ils cherchent un endroit où se reposer. Et pourtant, il suffit parfois d’un seul rayon de lumière sur le bord de ma fenêtre pour ranimer le feu qui brûle en moi. L’amour est si étrange, même lorsque le cœur sombre dans les ténèbres, il trouve encore une petite place où respirer. Alors je pense à toi, mon cœur reprend le chemin de ton souvenir. Comme la rivière après avoir rencontré dix mille pierres continue de chercher la mer.
Mais ce soir, je voudrais déposer mon désespoir auprès de toi, te dire que ton absence me pèse. Je t’ai écrit tant de mots, avec ma plus grande sincérité, je t’ai donné mon cœur alors que personne ne t’avait accordé autant d’attention. Que certains matins, je me réveille avec un nœud au fond de la gorge. Que certains soirs, je ferme les yeux en me demandant si mon amour arrivera un jour jusqu’à toi.
Et l’âme meurtrie, je me demande : « Qui m’a volé mon amour ? Pourquoi l’avenir ne fleuri-t-elle pas mon jardin secret ? Pourquoi mes jours s’assombrissent-ils s’entêtant de vouloir me faire tomber dans le désespoir ? Pourquoi, ai-je dû traverser dans ma vie, tant de désespoir, de peines et tant de solitude ? Et toi, pourquoi es-tu parti ? Qu’avais-tu donc à me reprocher ? » Toutes ses larmes perdues dans l’océan ont fait naître je crois les marées hautes. Parfois je n’ai plus la force de pleurer, ni dire, ni écrire ou ni parler à qui que ce soit.
Je suis là, attristée, seule avec mon désespoir et ma solitude. Mais personne ne sait. Je regarde les saisons passer, l’été s’éloigner, l’automne déposer ses feuilles, l’hiver blanchir et courir sur les chemins. Puis le printemps revenir avec ses promesses de lumière. Et toi, tu n’es toujours pas là et je ne comprends pas pourquoi tu ne me dis rien.
Autour de moi, je ne rencontre qu’indifférence et méchanceté, je ne peux même pas parler de mon amour secret qui est comme un jardin de roses où dans mes songes, je peux boire au calice de tes lèvres, garder ton nom dans les silences de mon cœur. Et me noyer dans tes regards.
©Janedeau Tous droit réservés
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Il est des jours tristes où les ténèbres nous engloutissent...



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