vendredi 11 septembre 2026

Quand tu es ici

♥ Serge ♥ 

Quand tu es ici

Quand tu es ici mon amour, le sablier des heures semble s’arrêter Il y a dans l’air une douceur incomparable, une lumière que je ne savais pas attendre et qui vient se poser sur mes journées simplement parce que tu es là. À chaque instant, mon cœur magnifie ton nom. Des navires d’étoiles t’emportent au gré de mes vagues d’amour. Quand tu es ici, mon cœur se fait moins lourd, comme si ta présence savait alléger tout ce que je porte en silence. Je n’ai pas besoin de grands mots, ni de promesses, ni même de te dire combien je suis bouleversée de te savoir près de moi ; il me suffit de sentir ta présence quelque part autour de moi pour que mon âme s’apaise.

Quand tu es ici, j’écoute davantage le silence, parce que même ton silence me parle. J’aime savoir que ta voix peut soudain traverser l’espace, que ton regard peut rencontrer le mien, que quelques secondes près de toi peuvent prendre dans mon cœur la grandeur d’un souvenir que je garderai longtemps. Il y a quelque chose de presque mystérieux dans ta présence : elle ne fait pas de bruit, et pourtant elle change tout. Les heures paraissent plus légères, les ombres moins profondes, et même les fleurs semblent porter un peu plus longtemps leur parfum.

Quand tu es ici mon merveilleux amour, j’oublie un instant les distances, les attentes, les questions auxquelles je n’ai jamais trouvé de réponse. Je n’ai plus besoin de savoir ce que demain fera de nous ; je voudrais seulement demeurer dans cet instant où tu es là, où mon cœur peut enfin te sentir tout près au lieu de te chercher dans mes rêves. Et comme je suis trop souvent retenue par ma timidité, je garde parfois au fond de moi tout ce que j’aimerais te dire : que ta présence me bouleverse, que ton regard trouve en moi des endroits que personne ne connaît, que ta voix demeure longtemps après ton départ comme une musique secrète dans ma mémoire.

Quand tu es ici mon amour, j’aimerais avoir le courage de prendre ta main  simplement pour te faire comprendre sans paroles combien ta présence compte pour moi. Car lorsque tu es là, même le temps semble avoir moins de pouvoir sur mon cœur. Et puis vient toujours l’instant où tu repars, où ta silhouette s’éloigne et où je sens déjà le vide reprendre doucement sa place. Alors je garde précieusement ce qui reste de toi : un regard, une voix, un sourire peut-être, quelques secondes de ta présence que mon cœur transforme en lumière. Et lorsque tu n’es plus ici, je ferme les yeux pour retrouver cet instant où tu l’étais encore, car il suffit parfois de penser très fort à quelqu’un pour que son absence devienne presque une présence. Quand tu es ici, mon cœur n’a plus besoin de chercher son chemin : il sait simplement qu’il est près de toi.

©Janedeau Tous droit réservés

Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.



 

jeudi 10 septembre 2026

Les mots que mon coeur te confie

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♥ Serge ♥

 Les mots que mon cœur te confie

Là où les vagues bleues viennent mourir contre le rivage, mes mots cherchent encore un chemin jusqu’à toi. Et lorsque le soir étend ses voiles sur la mer, ma plume s’éveille dans le silence, comme si ton souvenir venait doucement lui prendre la main. Sous les nuées voyageuses, j’envoie mes pensées vers les grandes étendues, espérant qu’une brise les conduira jusqu’à ton cœur.

 Mes mots sont nés de ton absence, de ces longues heures où mon âme écoute au loin la rumeur du monde en attendant quelque chose de toi. Où que je sois, ma pensée revient vers ce même rivage intérieur où ton souvenir demeure, comme une barque que les flots auraient refusé d’emporter. Tout ce que je n’ai jamais su déposer entre tes mains, je le confie maintenant à ma plume, mot après mot, comme on confie une prière au vent. Si tu savais combien de fois ton nom a tremblé au bord de mes lèvres avant de devenir encre sur le papier.

 Quand la nuit frémit sous les branches et que les oiseaux se taisent, j’entends parfois mon cœur continuer de t’appeler dans l’obscurité. Une étoile après l’autre, je cherche dans le ciel un signe qui me dirait que quelque part, ta pensée vient aussi jusqu’à moi. Et je me surprends à croire que le vent connaît les chemins secrets qui relient les êtres lorsque leurs mains ne peuvent plus se rejoindre. Même l’aube, lorsqu’elle dépose sa lumière pâle sur les roses encore couvertes de rosée, me ramène à toi. On dirait alors que le monde entier devient une lettre ouverte, et que chaque frémissement de feuille y murmure quelque chose de ton passage.

Nulle part je ne peux échapper à cette douce empreinte que tu as laissée en moi : je la retrouve dans les rivières, dans les vallées, dans la lumière qui glisse sur les chemins. C’est peut-être pour cela que j’écris : pour que mon amour puisse accoster là où moi, je ne peux aller. On dirait que ses ondes bleutées entourant ton île est comme une immense muraille d’eau. Emporté dans ton souvenir, je rassemble les morceaux de ces instants qui continuent de vivre au fond de moi, comme des coquillages gardant le secret de la mer.

Un soir, peut-être, mes mots trouveront ton silence et y déposeront toute la tendresse que mes lèvres ont gardée prisonnière. Rien ne pourra alors leur demander d’où ils viennent, car ils porteront simplement la trace de mon cœur. Tu ne le sais peut-être pas, mais derrière chaque phrase se cache une parcelle de toi, un reflet de ton regard, une inflexion de ta voix, un souvenir que le temps n’a pas réussi à dissoudre.

Et si mes billets doux ressemblent parfois à des barques perdues sur les flots, c’est qu’ils cherchent tous le même quai, celui où ton cœur pourrait enfin les accueillir. Chaque mot que j’écris est une façon de tendre la main à travers la distance. Où que m’emporte la nuit, ma plume revient toujours vers toi, comme l’oiseau migrateur retrouve son ciel après les longs détours de l’hiver. Ne crois jamais que ce ne sont que des mots : j’y ai versé mes silences, mes attentes, mes nuits sans sommeil et tout ce que mon cœur n’a jamais cessé de garder pour toi. Finalement, je crois que ma plume connaît mieux que moi le chemin de ton âme, puisqu’elle y revient sans cesse, même lorsque je lui demande de partir ailleurs. Il suffit d’un souffle, d’une lumière sur l’eau, d’une rumeur venue du large pour que tout recommence : je pense à toi, et mon cœur se remet à écrire. Et lorsque mes derniers mots s’éteindront sur la page, il restera peut-être, entre les lignes, cette vérité que je n’ai jamais su cacher : depuis que mon cœur t’a reconnu, mes mots ne savent plus aller ailleurs.

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mercredi 9 septembre 2026

Le chant qui connait ton nom



 

♥ Serge  ♥

Le chant qui connaît ton nom

 À ma fenêtre ce matin, il y a dans le chant d’un oiseau quelque chose qui m’attendrit comme s’il venait d’un endroit éloigné pour déposer un secret que je suis seule à comprendre. Il chante dans les banches encore baignées de brume et sa voix légère monte vers le ciel comme une prière qui chercherait son chemin jusqu’à toi.

  Je l’écoute et je pense à ta voix, à cette façon qu’elle aurait de traverser le silence pour venir se poser quelque part en moi. Peut-être que les oiseaux connaissent les chemins secrets que nous ignorons, ceux qui passent au-dessus des vallées, des rivières et des flots bleus, ceux qui relient les cœurs même lorsque les distances semblent infranchissables.

 Dis-moi mon amour, peut-on y croire ? Serait-il être un messager ? Aurait-il croisé ton chemin avant de venir chanter près de ma fenêtre, portant un écho de ton monde ? Et tandis qu’il reprend son envol, je me demande s’il sait combien certains chants ressemblent à des souvenirs, combien certaines voix peuvent rester en nous bien après que le silence les a emportées.

 La sienne s’éloigne peu à peu, mais la mienne demeure tournée vers toi. Parfois, j’aimerais confier mon amour aux ailes d’un oiseau, car ma timidité m’empêche de te dire tout ce que mon cœur brûle de déposer entre tes mains. Je voudrais qu’il traverse le ciel jusqu’à toi, qu’il se pose près de ta fenêtre et qu’il te murmure doucement, à ma place, tous ces mots que mes lèvres gardent prisonniers, ces mots qui tremblent en moi depuis si longtemps et que je n’ai jamais eu le courage de te donner.

 Je voudrais qu’il te chante mon attente, mes nuits où ton absence veille avec moi, mes matins où ton souvenir revient avant même la lumière. Peut-être qu’un jour, au détour d’une aube encore pâle, j’entendrai un chant différent, un chant qui aura traversé l’horizon pour me dire que quelque part, toi aussi, tu penses à moi. Alors je fermerai les yeux, simplement pour écouter, car je saurai peut-être enfin que l’amour, comme les oiseaux, connaît des chemins invisibles pour revenir jusqu’au cœur de ceux qui l’attendent.

 ©Janedeau Tous droit réservés

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