jeudi 20 août 2026


♥Serge ♥

Mon cher amour

Je prends ce soir, à la lueur d’une lampe, le temps de te te confier les secrets que mon cœur ne peut plus garder en silence. Le dernier rayon du jour s’est égaré aux carreaux de ma fenêtre et la nuit a étendu son manteau de velours sur la campagne endormie. Dans le calme de cette heure tardive, mes pensées se sont encore tournées vers toi. Mon amour, il m’est impossible de les retenir, elles vont à ta rencontre comme de petits oiseaux égarés du nid, cherchant dans l’obscurité le chemin qui mène jusqu’à toi.

Je me demande souvent si tu peux deviner combien ton souvenir habite mes jours. Il suffit parfois d’un souffle de vent ébouriffant mes cheveux, d’une étoile aperçue entre deux nuages, du parfum d’un soir d’été pour que ton visage apparaisse soudain dans ma mémoire. Alors mon cœur se remet à t’aimer avec la douceur qu’il n’a jamais voulu perdre.

Ah si tu savais combien de fois je t’appelle en silence. Je t’appelle lorsque l’aube étend ses couleurs rosées au-dessus des maisons, lorsque le soir descend sur les chemins et que les dernières lueurs du jour s’attardent sur les ramures. Je t’appelle dans le secret des nuits lorsque tout dort autour de moi et que mon cœur lui, veille encore et me retient toujours au seuil de la brume des songes.

Mon amour, comment te dire autrement que tu habites mon cœur et que jusque dans les brumes de mes pensées, tout me ramène à toi ? Je t’aime sans bruits, sans grands serments, espérant être dans ta pensée.

Si un soir, ton regard se perd vers la lune et que tu ressens une étrange douceur au fond de ton cœur, pense que peut-être à cet instant même, je suis là, au loin, qui t’aime et qui t’attend malgré le temps, malgré les saisons et malgré tes silences, je n’ai jamais cessé de croire que certains amours sont faits pour demeurer.   Mon amour, souviens-toi de moi. Je voudrais seulement que tu saches qu’au milieu de toutes les choses que la vie emporte, il en est une qu’elle n’a jamais réussi à prendre : Mon amour pour toi. Et lorsque mes yeux se fermeront sur le monde, j’aimerais qu’en toi demeure cette pensée : Il y a eu dans un autre ailleurs une femme qui m’a aimé d’une façon si profonde que même le silence n’a pu l’en détourner.  

 Mon amour, reçois ses mots comme un baiser déposé entre chaque ligne, comme le dernier rayon d’un soleil qui refuse de quitter l’horizon.

©Janedeau Tous droit réservés

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