♥ Serge ♥
Si tu pouvais te voir avec mes yeux
Mon amour, il existe en toi un jardin silencieux dont les fleurs n'attendent qu'un rayon de soleil pour éclore. Tu portes en toi une chanson douce que le monde n'a pas encore pris le temps d'écouter, une beauté que nul reflet ne saurait révéler, une clarté qui ne se pose pas sur le visage, mais qui habite les profondeurs de l’âme comme une perle cachée au fond des eaux. Je ne peux oublier ces sourires qui illuminent tes yeux, ce regard chaleureux, cette joie profonde et sincère qui te pare de tendresse. Tes gestes purs et désintéressés ressemblent au parfum d’une rose qui se répand généreusement, sans condition, vers quiconque passe près d’elle. C’est dans ces attentions, dans cette façon d’être qui ne cherche ni les louanges ni les regards, que je découvre cette lumière discrète qui me donne envie de connaître encore davantage l’homme que tu es.
Il y a dans ta manière d’être quelque chose qui me touche profondément : ta douceur. Telle une rivière souterraine, elle ne cherche pas la lumière du jour, mais demeure comme un velours d’ombre en plein été. Elle est pour toi un refuge indispensable, sans jamais réclamer l’attention. Elle ressemble au parfum du jasmin de nuit, qui embaume l’air sans qu’on sache d’où il vient. Cachée derrière les massifs, cette fleur ne révèle sa beauté insoupçonnée qu’à celui qui prend le temps de regarder sous son feuillage.
Ta bonté, mon amour, me fait penser à la rosée du matin : elle nourrit la terre, abreuve les fleurs et fait renaître la nature en silence, alors que tout le monde dort. Elle ne cherche pas le spectacle et pourtant, sans elle, combien de fleurs auraient peine à s’épanouir ? Je me plais à imaginer que ta présence possède cette même douceur, qu’elle apporte parfois un peu de réconfort là où règne la peine, qu’elle dépose une lueur d’apaisement dans les cœurs sans même que tu en aies conscience. Il est des bontés qui ne font aucun bruit, mais qui laissent derrière elles une trace précieuse. Et c’est peut-être là, dans cette simplicité qui te ressemble, que réside une part de ta beauté incomparable.
J’imagine qu’au plus profond de toi, il existe des blessures que le temps n’a peut-être pas effacées. J’imagine aussi qu’un jardin invisible s’étend en toi, où poussent des orchidées qui, tout comme toi, semblent ressentir les émotions avec une grande intensité, percevoir les moindres variations de leur entourage et posséder une profonde empathie. Certaines de ces fleurs ont peut-être les pétales blessés par le vent des années, mais elles restent toujours capables de refleurir. J’y perçois ta grande sensibilité, semblable au saphir d’un disque vinyle, qui capte les moindres nuances et les harmoniques de la musique. Mais je voudrais que tu saches qu’à mes yeux, même les pétales meurtris possèdent une grande beauté qui mérite d’être aimée.
Mon amour, il y a dans ta beauté intérieure quelque chose que les mots peinent parfois à raconter. Elle ne porte ni couronne ni éclat ; elle se glisse dans les gestes que personne ne remarque, dans les attentions silencieuses et dans cette part de soi que l’on offre sans attendre de récompense. Peut-être ignores-tu toi-même la douceur que tu laisses derrière toi, mais il arrive que certaines personnes portent en elles une lumière dont elles ne connaissent pas la portée. Ton cœur est d’or : il sait apaiser une souffrance. Tu portes en toi cette tendresse cachée derrière tes silences, cette capacité d’accueillir les émotions que peu de gens savent reconnaître. Moi, mon amour, lorsque je pense à toi, je me demande si tu sais combien cette lumière compte à mes yeux et combien ton absence, en cet instant, me bouleverse au plus profond.
Mon bien-aimé, même dans tes silences, je devine parfois toute une vie intérieure, un carrefour où des pensées se croisent, où l’intensité de tes émotions se heurte parfois à l’impuissance des mots à les exprimer, et où certains sentiments n’osent pas toujours se dévoiler, par crainte de l’inconnu, tels des oiseaux timides dans leur cage. Je voudrais que tu saches que tu n’as pas besoin de tout expliquer pour avoir de la valeur à mes yeux. Il est des profondeurs que le cœur apprend à contempler sans les troubler.
Les années peuvent changer un visage, le temps peut effacer l’éclat de la jeunesse, mais il ne saurait mesurer la beauté d’une âme, cette beauté qui laisse une trace indélébile sans jamais chercher à dominer. Et c’est cette beauté-là que mon amour reconnaît en toi. Si seulement tu pouvais te regarder un instant avec mes yeux, tu découvrirais l’écho de ton propre esprit. Tu verrais la valeur de ta sensibilité, la délicatesse de certaines de tes pensées, cette humanité qui ne se mesure ni aux réussites ni aux apparences. Tu comprendrais pourquoi mon cœur s’attarde si longtemps auprès de ton souvenir.
Mon amour, je voudrais seulement aimer l’homme que tu es, avec tes forces, tes hésitations, tes fragilités et ces parties de toi que tu gardes peut-être secrètes. J’ai gardé précieusement cette empreinte singulière que tu as laissée en moi, ce quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’aucun autre être ne pourrait prendre exactement ta place. Ta beauté intérieure, mon amour, ne ressemble à aucune autre, parce qu’elle est la tienne.
Je dois encore t’avouer, mon amour, combien j’aimerais que tu reviennes vers moi. Le désir de te retrouver, nourri par la beauté de ton âme, est pour moi incomparable et irremplaçable. Et si je pouvais te confier un dernier souhait, ce serait celui-ci : que tu puisses un jour te voir avec mes yeux, ne serait-ce qu’un instant, et découvrir toute la beauté que mon cœur, lui, n’a jamais cessé de reconnaître en toi.
©Janedeau Tous droit réservés
Toute reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation non autorisée peut constituer une violation du droit d'auteur et donner lieu aux recours prévus par la loi.



Aucun commentaire:
Publier un commentaire