♥ Serge ♥
Tristesse
Mon amour, ton absence dans mon cœur, creuse des sillons. Et l’été qui se promène connait tes chemins d’exil. La mer derrière l’horizon déploie ses ailes sous un ciel rose quand vient le soir. À ma fenêtre, les murmures du vent chantent ton nom comme les oiseaux au faîte des arbres qui cherchent ton ombre.
Je pense à toi dans les bras du bonheur. J’essaie de cacher ma peine derrière mes sourires mais mon âme prend la couleur des souvenirs. Avant que ne disparaissent les lueurs du jour, les couchers de soleil semblent déposer ton visage au bord de ma mémoire.
Ma tristesse porte ton visage. Elle vient s’assoir près de moi quand le soir descend, elle se glisse dans mes draps lorsque la nuit devient immense et que je n’arrive pas à sombrer dans les profondeurs du sommeil. Patiente, elle reste là, silencieuse, à l’endroit où j’aimerais sentir ta présence.
Mon amour, tu me manques d’une façon que les mots savent à peine dire. Tu me manques dans les petites choses, dans une chanson qui me surprend à désirer tellement ta présence que coulent sur mes joues une larme portant un voile. La gorge nouée, je n’ai plus de voix pour crier ton nom.
Mon amour, quand je ferme les yeux, je t’imagine à mes côtés. Je voudrais poser ma tête contre toi, blotti dans cette chaleur que mon cœur invente encore. Comment peux-tu être si près de moi dans mon cœur et pourtant si loin dans la vie ? Cela me fait toujours aussi mal.
Tu n’es pas dans mes bras mais tu es partout dans mon cœur et dans mon âme. Souvent le soir, en regardant le ciel, je me demande si à quelque part, tu regardes mes mêmes étoiles et si tu penses à moi.
Je voudrais retrouver, ne serait-ce qu’une fois, cette sensation étrange que le monde devient plus doux quand tu es là. Je suis triste mais mon cœur continue de battre comme si tu pouvais dès maintenant revenir, il continue de garder ton nom comme la flamme d’une bougie à l’abri du vent. Parce que je t’aime, mon amour, la mer continue de respirer, le vent continue de courir sur les chemins, les étoiles, de s’allumer une à une. En les regardant avec les yeux vides, qui portent ton nom, ton souvenir s’est installé dans mon cœur. Alors en fermant doucement les yeux une seconde, je peux presque croire que tu es là, que ta main cherche la mienne et que ton regard cherche le mien.
Mon amour, pourquoi tes silences me font toujours aussi mal ? Ne suis-je donc rien pour toi ? Tous ses mots ne te dévoilent-ils pas toute la pure profondeur véritable de mon cœur amoureux ? ©Janedeau
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