Lorsque le
jour s’efface, je ressens encore plus le silence qui s’installe autour de moi.
À l’extérieur, il fait de plus en plus sombre, l’automne a vraiment fait fuir l’été.
La mélancolie se fond dans le temps et les feuilles ternes et jaunies glissent comme
un ruisseau qui s’infiltre entre la terre et les pierres. Je ne trouve plus ton
ombre que j’aimais.
Mon amour,
je suis seule avec mes pensées qui me ramènent toujours vers toi. Je suis seule
avec ton absence qui prend toute la place dans mes heures silencieuses. Je suis
seule avec le souvenir de ton regard, de tes sourires dans les yeux et même tes
airs sérieux. Je me rappelle aussi de la beauté de tes regards émus où j’en ai
ressenti tant d’émoi. Je suis seule avec ce désir de te voir et de te parler
même lorsque je sais que mes mots ne trouveront pas ton chemin. Je suis seule
avec les nuits qui s’allongent et mon cœur qui demeure éveillé, espérant
peut-être un miracle.
Je suis
seule mon amour avec cette tendresse qui déborde et que je ne peux déposer
nulle part. Tu sais, j’ai gardé dans mon cœur précieusement ton nom comme un
secret enfoui au plus profond de mon âme, J’ai aussi gardé ton souvenir de tous
les instants comme un beau livre d’image. Et dans les heures qui défilent, je vis toujours
dans l’attente de ton retour qui ne me quitte jamais. Malgré ton absence, cet
amour que j’ai pour toi, continue de vivre en moi.
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reproduction ou utilisation de ce texte ainsi que tous mes autres, sans mon
autorisation constitue une atteinte à mes droits d’auteure. Toute utilisation
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C’est dans
mon cœur mon amour que je tisse un à un le fil de tes souvenirs et chacun de
tes regards soulève en moi des émotions d’ivresse qui me conduisent sur la voie
du bonheur. Vois mon amour, je suis comme le tisserin sous les feuillages
assemblant les fils de son nid comme si dans ses ailes étaient cachées les
secrets ciselés du cœur. Je transporte mes émois, fil après fil, les façonnant au
refuge des rêves, suspendu dans la lumière, à l’abri des regards.
Alors je
pense à toi, à tout ce que mon cœur aurait voulu tisser autour de nous.
J’aurais noué nos souvenirs aux fils dorés du matin accrochant nos songes aux
branches du temps. Chaque fil aurait porté les baisers de l’aurore, chaque
nœud, le désir de te garder près de moi. Et lorsque le vent du printemps serait
venu agiter notre gîte, j’aurais serré contre moi la pensée de ton visage mon
amour. Au moment où la feuillée recommence à murmurer sous le vent, le tisserin
entreprend son ouvrage, tressant dans la lumière les fils de son nid, comme si
ses ailes savaient déjà bâtir un refuge pour l’amour.
Peut-être
est-ce ainsi que l’amour édifie ses émotions avec des sourires, des regards,
des silences et des aspirations. Pareil au tisserin, il sait créer sous la feuillée un abri sûr. Moi, je n’ai que le cœur pour t’abriter, et pourtant
j’y ai tissé depuis longtemps une place qui n’appartient qu’à toi. Et dans le
secret de mon âme mon amour, je continue à chaque instant, de tresser et de broder
ton nom espérant qu’un jour tu viendras t’y poser.
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Lorsque la
nuit recouvre les arbres de son grand manteau, mon amour, j’aime imaginer qu’un
hibou veille quelque part dans l’ombre, immobile sur une branche,les yeux ouverts sur un monde invisible qui
échappent complètement à nos regards mais qui existe que dans l’ailleurs. Il me
semble alors qu’il pourrait être le gardien de tous les secrets que la nuit
recueille, de toutes les pensées qui s’éveillent lorsque les maisons
s’endorment et que les cœurs, eux, continuent de parler en silence.
Peut-être
pourrait-il devenir mon messager et porter jusqu’à toi ce que je n’ose jamais
te dire. Je lui confierais ton nom, ma tendresse, mes souvenirs, et cette
étrange nostalgie qui vient parfois se poser sur mon cœur lorsque tu me manques
trop.Je lui demanderais de s’envoler avec la
légèreté d’un souffle. jusqu’à l’endroit où tu dors, puis de demeurer un
instant près de ta fenêtre, comme s’il voulait simplement te rappeler que
quelque part, sous le même ciel étoilé, quelqu’un pense à toi.
J’aime ses
grands yeux qui semblent regarder au-delà des apparences, comme s’ils pouvaient
apercevoir les choses cachées derrière nos silences. Peut-être verrait-il alors
ce que je garde au plus profond de moi : cet amour qui n’a jamais su
s’éteindre, même lorsque l’attente devenait longue et que le doute venait
assombrir mes pensées. Le hibou ne parlerait pas. Il n’en avait pas besoin. Son
silence ressemblerait au mien. Il saurait peut-être que certains sentiments
n’ont pas besoin de voix pour exister, qu’ils demeurent là, fidèles, dans une
petite chambre secrète de l’âme.
Et lorsque
viendrait l’heure de repartir, je l’imaginerais reprendre son envol au-dessus
des arbres, emportant avec lui mon secret dans ses ailes silencieuses.
Peut-être reviendrait-il vers moi avant l’aube, et je chercherais dans ses yeux
une réponse que lui seul connaîtrait. Alors je lui demanderais tout bas : «
As-tu trouvé mon amour ? As-tu porté jusqu’à lui tout ce que mon cœur voulait
lui dire ? » Et dans le silence de la nuit, j’aimerais croire que son regard me
répondrait. Car certains messagers n’ont pas besoin de paroles : ils savent
simplement traverser l’obscurité pour rejoindre ceux que le cœur n’a jamais
cessé d’appeler.
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♥ Serge ♥
Pendant que je dormais
Pendant que je dormais, le temps, lui, s’arrêtait sur l’empire de mes rêves. Ils traversaient la nuit comme le fait la clarté d’une lune rousse. Je pouvais prendre ton visage entre mes mains. Tes yeux remplis de bonheur s’emparaient des paysages d’automne. Comme j’aurais voulu, à cet instant même, prendre ta main et suivre le courant de ta rivière bleue qui existe encore dans mes souvenirs.
Mon amour, ta voix, dans le silence de mes songes, venait se poser sur la douceur du vent comme un chuchotement à mon oreille. J’attendais alors que tu boives au calice de mes baisers. En cette nuit magique, mon rêve de toi m’emportait au-delà des nuées, déposant mes vœux les plus chers.
Mon amour, j’aurais voulu que ces heures suspendues ne connaissent jamais le matin. Car chaque aube qui suit réveille le soleil, et il t’emporte parfois loin de moi. Tu quittes l’abri de mon cœur pour des balades au grand air.
Alors au pays des rêves éveillés, je reste seule avec ton souvenir qui ne dort jamais. Je te cherche alors, mon amour, dans tous les endroits secrets de mon âme, espérant que, sous les cieux, tu m’apparaisses avec des sourires dans les yeux, que tous mes mots pour toi aient enfin trouvé le chemin de ton cœur. Que tu comprennes que le mien ne sait pas cesser de t’aimer.
Mon amour, lorsque
la nuit s’incline sur le monde, enveloppant toute chose de son voile d’ombre, dans
le silence de ma chambre, je reviens encore vers toi.
Au dehors, ils
existent des oiseaux qui veillent encore. Ils traversent l’obscurité avec leurs
ailes silencieuses, comme s’ils connaissaient les chemins secrets que prennent
les pensées lorsque tout s’endort. En pensant à toi, je les imagine glissant
sous la luneet je me
demande s’ils pourraient porter jusqu’à toi tout ce que mon cœur murmure
lorsque personne ne peut l’entendre.
Peut-être
que dans leurs plumes se cachent les rêves de ceux qui aiment en silence, les
chagrins de ceux qui attendent l’être aimé et les noms qui remplissent les
carnets d’un cœur.
J’aimerais qu’un de ces oiseaux s’approche de
ta fenêtre, qu’il demeure un instant dans la pénombre et qu’il te confie
doucement mon nom. ; il te dirait seulement que, lorsque la nuit devient
profonde, mon cœur cherche encore le tien dans l’immensité du silence.
Peut-être mon amour, entendrais-tu alors le frémissement de ses ailes et
comprendrais-tu qu’il vient de très loin, chargé d’un secret que je n’ai jamais
eu le courage de déposer entre tes mains.
Mon amour, c’est
quand vient la nuit, que je peux te rejoindre sans avoir àfranchir la distance pour venir
m’asseoir tout près de toi dans le royaume invisible des rêves là où aucun
chemin ne nous sépare. Au balcon du ciel, les étoiles veillent au-dessus de
nous, j’imagine ton visage éclairé par leur douce lumière, ton regard perdu
quelque part dans tes pensées, sans savoir peut-être qu’au même instant, le
mien se tourne vers toi.
Si les
oiseaux de nuit pouvaient comprendre l’amour, je leur demanderais de devenir
mes messagers. Je leur confierais ma tendresse, mes silences, mes souvenirs et
cette attente qui demeure en moi malgré les jours qui passent. Je leur
demanderais de voler jusqu’à toi et de déposer près de ton cœur un peu de cette
émotion que je garde si précieusement.
Puis lorsqu’ils
s’envoleraient des cimes étoilées, je me demanderais s’ils auront réussi à te
dire ce que mes lèvres n’osent toujours pas prononcer : que quelque part, sous
le même ciel que toi, une femme pense à son merveilleux amour et l’aime encore
avec une tendresse que la nuit elle-même ne saurait contenir.
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♥ Serge ♥
Soir de
brume au fond de mon coeur
Il y a des
jours où ma peine m’enfonce doucement dans un silence dont je ne trouve plus
l’issue. Des jours où ton absence semble peser sur mes épaules comme un ciel
trop lourd à porter. Je voudrais alors me lever, marcher vers la lumière, mais
mon cœur demeure immobile, retenu par ton souvenir et des regrets.
Comme
j’aurais voulu te connaître il y a longtemps car je me dis parfois que toutes
ces années ont peut-être déposé dans ton cœur tant d’indifférence, au point
que, sans même prendre le temps de me connaître, tu t’es détourné de moi.
Comme j’aurais
voulu être ta compagne, t’aimer avec tes forces et tes faiblesses, tes qualités
et tes défauts. J’aurais voulu que tu déposes dans mes yeux toutes tes peines afin
que je puisse poser sur tes joues toute ma tendresse.
Mon amour, à
chaque instant, je cherche ta présence dans les heures qui passent, dans un
souffle, dans une lumière au bord de la fenêtre. Mais il n’y a que le silence
qui me répond, et ton nom qui revient doucement habiter mes pensées. Alors il
ne reste que mes rêves, que ton visage au miroir de mon âme et tes sourires
dans les yeux.
J’erre ainsi
dans la brume de ton horizon pendant des heures mon amour. Me demandant si
bientôt, tu sentiras naître dans ton cœur un profond amour pour moi.
Ce soir
encore, malgré la douleur de ton absence, je murmure ton nom dans les ténèbres,
espérant que quelque part, ma voix puisse parvenir jusqu’à toi car mon amour
pour toi n’a jamais cessé d’espérer ton retour.
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