jeudi 13 août 2026

Lorsque tu viens habiter mon âme


♥ Serge ♥

Lorsque tu viens habiter mon âme

Lorsque tu viens habiter mon âme, il y a quelque chose que je ne saurais expliquer, comme si le monde retenait son souffle pour nous laisser exister. La lumière devient plus bleue, le vent semble ralentir dans les branches et même le silence prend une autre profondeur. Quand tu es là, j’ai l’impression que le ciel s’approche un peu plus de la terre. Comme si les étoiles en plein jour, étaient venues se cacher au fond de tes yeux. Mon amour, je voudrais m’y perdre. Sentir tes bras autour de moi et tes lèvres venir accoster au quai de mes rivages. Mon cœur deviendrait une maison dont toutes les fenêtres s’ouvriraient sur la mer.  L’air y entrerait avec ton parfum, la lumière valserait sur les murs et tous les jardins des alentours se rempliraient de printemps.

Mon amour, ta présence soulève en moi des vagues bleues que je croyais endormies. Les murmures du ressac longeant la côte, me plongent dans tes rêveries. Comme si une lumière venue des nuées allait toucher toute ma nuit.  Ton nom remplit l’urne de tous mes délices et je ne sais que taire le silence car il y a certains sentiments qui deviennent trop grands pour la voix.

Mon amour, tu es cette rive secrète de mon âme où ton souvenir vient encore s’échouer.  Quand ton étoile vient éclairer ma nuit, c’est encore ton regard que je vois, dans cette immense émotion, mes mots se taisent. Comme je voudrais pouvoir te dire qu’il y a eu tant de nuits où tu m’as manquée, les matins où j’ai pensé à toi, les rêves où je t’ai retrouvé. Les silences où ton absence avaient la taille du ciel.

Mon amour, comme j’aime quand nos regards se rencontrent. J’aimerais que le temps perdre son chemin, qu’il s’éloigne dans les herbes hautes, qu’il oubli les heures, qui laisse la lune attendre derrière l’horizon. Je voudrais que le dernier rayon du jour s’attarde sur nous comme une caresse.

Mon amour, je ne veux pas que tu partes. Je veux seulement penser à toi, à ta présence près de la mienne, à cette étrange paix que je ressens, à cette ivresse dans mon cœur qui me rend ivre et illumine mes yeux.  Même la mer semble comprendre, comme si elle savait qu’il existe des amours qui ne savent pas renoncer à leur rive. Et je me demande parfois si mon cœur n’est pas comme la mer, toujours attiré vers toi. Je voudrais garder ta voix dans ce refuge secret de mon âme où ton nom continue de vivre, déposer tes sourires dans les yeux là où le temps ne pourrait jamais venir les effacer.

Oh mon merveilleux amour, tu fais renaître en moi, les endroits que je croyais perdus. Tu fais entrer la lumière dans les couloirs oubliés de mon âme, tu fais chanter le silence, tu rends le ciel plus vaste et mes nuits, moins seules. Tu fais encore quelque chose de plus exceptionnelle à mon cœur, tu lui rappelles qu’il sait encore aimer.

Alors reste, mon amour, je veux seulement être là, près de toi, dans cette vie que Dieu nous a offerte. Tant de silencieuses années sont passées. Tant de souffrance dans mon cœur. Ne laissons pas le monde continuer sans nous. Laissons les étoiles poursuivent leurs rondes dans nos yeux, la mer enlacer le ciel et le vent parfumer nos émois. Si tu le veux, mon amour, laissons le ciel unir nos deux cœurs.

©Janedeau




 

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